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Edge Of Tomorrow de Doug Liman

Edge Of Tomorrow fait un peu parti de ces films qui ont le cul entre deux chaises, ils sont, sur le papier taillés pour être des gros blockbusters et pourtant ils portent en eux un petit plus qui finalement les pénalisent (sur le plan purement « financier et rentable » j’entends). Pour informations, le film a presque fait un bide aux USA où il n’a récolté « que » 80 millions de billets verts en quelques semaines d’exploitation (c’est trop peu pour un film au budget de 178 millions de dollars)… Mais pourquoi ce succès si relatif (je vous rassure le film s’offre une belle carrière à l’international)?

Le jour sans fin du soldat Ryan pendant la guerre des mondes…

Oui, Edge of Tomorrow est un peu à la croisée des chemins entre Un jour sans fin (la journée qui boucle à l’infini), il faut sauver le soldat Ryan (la scène du débarquement) et La guerre des mondes version Spielberg (le road-movie dans un univers post apocalyptique), toutes ces références étant pour le moins élogieuse, le film aurait pu facilement sombrer dans la bouillie immonde. Mais ô surprise, ça fonctionne parfaitement. Le synopsis est assez simple…

Dans un futur proche, des hordes d’extratterrestres ont livré une bataille acharnée contre la Terre et semblent désormais invincibles: aucune armée au monde n’a réussi à les vaincre. Le commandant William Cage, qui n’a jamais combattu de sa vie, est envoyé, sans la moindre explication, dans ce qui ressemble à une mission-suicide. Il meurt en l’espace de quelques minutes et se retrouve projeté dans une boucle temporelle, condamné à revivre le même combat et à mourir de nouveau indéfiniment…

Tout est parfaitement bien exploité, le film parvient même à doser intelligemment humour, tension apocalyptique et histoire amoureuse avec une certaine justesse. Doug Liman, le réalisateur de La Mémoire Dans La Peau (seul épisode correcte de cette ignoble saga, -désolé pour les fans mais cette saga est une véritable mesquinerie) sait rythmer son film et s’arranger pour qu’on ne s’ennuie pas malgré les risques inhérents au choix de la répétition d’une boucle temporelle (casse gueule au possible). Le film est certes un film de science fiction mais reste totalement cohérent avec lui-même. Le résultat: on se prend au jeu et on « kiffe not’race ».

Edge Of Tomorrow

De part le speech un peu casse gueule, on pouvait s’attendre fatalement à voir des moments « chiants » ou redondants, et au final, tout passe comme une lettre à la poste. Ajoutez à cela des scènes de guerre totalement prenantes (référence inévitable à Il Faut Sauver Le Soldat Ryan, la scène du débarquement est maîtrisée de bout en bout, l’action est lisible et soutenue) et vous obtiendrez un film totalement équilibré et agréable à suivre, même pour un réfractaire à Tom Cruise ou à la science fiction.

Tom Cruise redevient Tom Cruise

Evidemment on ne peut pas parler de Edge Of Tomorrow sans parler de Tom Cruise, qui tient le rôle principal. Je serai peut être trop subjectif, mais je pense sincèrement que Tom Cruise est un des meilleurs acteurs de sa génération, un véritable génie. Le personnage qu’il campe va évoluer progressivement au cours du récit et la performance de Cruise est assez exceptionnel car il parvient à rendre crédible le récit. On se prend de compassion pour le personnage et sa situation des plus complexes. Initialement le Major Cage n’est qu’un pauvre soldat lambda est va devenir un héro (bref le film est presque une métaphore sur l’évolution de Tom Cruise qui n’était rien et qui est devenu un des acteurs les plus populaires de sa génération). Bref, Tom Cruise est un dieu.

Ne cherchez, pas cet homme ne veillit pas.

Emily Blunt, la dose d’oestrogène dans un monde de testostérone

Si les clichés ne manquent pas pour satisfaire les mâles en chaleur (les bons gros plans en ralenti sur l’actrice alors qu’elle est en train de faire des pompes en sueur) Emily Blunt (Rita) campe un personnage assez froid mais finalement très attachant au fur et à mesure qu’on la découvre (au même rythme que le personnage de Tom Cruise d’ailleurs). Rita est une héroïne ayant permis une victoire importante des humains contre les extra terrestres, elle possède donc une aura tout particulière que l’actrice a su parfaitement retranscrire. Par ailleurs l’alchimie fonctionne particulièrement bien avec Tom Cruise. Allez, comme je suis sympa je vous mets le gifs animé.

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Finalement ce film, c’est le film du siècle?

N’exagérons rien, et on ne peut parler de ce film sans évoquer sa fin. Soyons clair, elle est totalement loupée (rassurez-vous, ça ne concerne que les deux dernières minutes du film), mais elle dénote tellement avec le ton général du film qu’elle vient vraiment gâcher l’expérience. Vraiment, mais alors, vraiment dommage, car on sent clairement la fin imposée par le studio pour que ça passe en « bon gros film d’été ». Peut être une fin alternative pour la sortie BluRay. Par ailleurs la bande sonore reste assez discrète, du moins, pas vraiment de thème mémorable, les bruitages sont par contre très bon.

Visuellement c'est propre.

Bon, en résumé, j’ai adoré Edge Of Tomorrow, à la différence de tout ces autres blockbusters; c’est frais, c’est fun et c’est bien filmé. Quelques jours après le visionnage, il reste des images fortes, des moments « cultes » qu’on a envie de revoir. Une vraie réussite qui ne plaira pas aux gens cherchant de l’action décérébrée mais à ceux cherchant quelque chose de plus calme et « d’un peu » plus réfléchi. Je recommande.

Ano Hana, le long métrage…

Je n’étais pas totalement certain de la façon dont j’allais recevoir le retour de AnoHana trois ans après (la série a été diffusé en 2011). J’avais adoré la série (et la considère comme une des meilleures séries de l’histoire de toute la japanimation), mais après tout, la perspective de retourner dans cet univers à la fois si beau et si triste a fait naître en moi une sorte d’angoisse: cette sensation terriblement frustrante de se dire: « finalement c’était bien mieux dans mes souvenirs ». Angoisse vite dissipée…

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En fait, je suis finalement assez content de ne pas avoir pu voir le film en salle, car cela aurait été un spectacle assez embarrassant pour moi. Avoir la larme à l’oeil dès que j’ai entendu les premières notes du générique raisonner avait quelque chose d’intime. AnoHana (la série comme le film), est un excellent moyen de tester la capacité du téléspectateur à s’immerger dans une histoire et/ou un univers. Si la série était si émouvante c’est bien parce que l’attachement aux différents personnages est quasiment immédiate. Quand Menma pleure il est difficile de ne pas pleurer, quand Popo blague il est difficile de ne pas sourire. Bref la série était une montagne russe émotionnelle. Globalement AnoHana met face à face le téléspectateur à un déluge d’émotion dont il est difficile de rester insensible, la différence avec beaucoup d’autres productions du même genre c’est que Ano Hana y parvient avec brio. Et c’est donc avec un plaisir non dissimulé que je me suis laissé emporté pour une dernière fois dans cette poignante histoire.

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Pour rappel l’histoire est celle de Jintan, un jeune ado qui ne sort plus de chez lui depuis que Menma, une jeune fille de son groupe d’amis d’enfance est décédée dans un tragique accident. 10ans après le drame, Jintan se met à voir Menma; hallucination? Fantôme? Quoiqu’il en soit Menma lui demande de renouer le contact avec ses anciens amis qu’il n’a plus revu depuis le drame, afin de pouvoir réaliser un voeu. Jintan va donc devoir affronter ses démons et se mettre en quête du voeu de Menma.

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Trés simplement, la série racontait l’histoire d’un groupe d’amis d’enfance brisé par cette terrible épreuve qu’est le deuil. Le film propose de revenir sur ce qui s’est passé au cours de la série sous un autre point de vue avec de nombreuses scènes inédites (notamment des scènes avant le décès de Menma). On peut toujours reprocher au film de ne pas apporter une nouvelle histoire à proprement parler; aucune révélation tonitruante, mais ça serait passer à côté de l’essentiel: procurer des sensations brutes. Encore une fois sur ce plan là le film tape là où ça fait mal en abordant des thèmes aussi universel que l’amitié, le premier amour, les sentiments sans retour et la douleur d’être obligé de dire au revoir. Si fondamentalement le thème principal est d’une tristesse abyssale, la réalisation et la piste sonore font émaner des sentiments chaleureux et éblouissant par leur intensité.

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Il serait dommage de bouder votre plaisir si vous avez aimé la série, vous aimerez le film, qui a réellement quelque chose à dire.

Chuunibyou, Little Busters!Refrain, Nagi No Asukara… Des BluRays comme s’il en pleuvait!

La fin du mois d’avril fut riche en arrivage de BluRays. On commence par le tome 4 de LittleBusters!Refrain. Le coffret comprend donc:

  • Un Bluray contenant les épisodes 7 et 8 de Little Busters!Refrain
  • Un Bluray contenant l’épisode 4 inédit de Little Busters!EX
  • Un mini artbook avec quelques concept art et artwork

J’aime beaucoup les illustrations pour les covers et les fourreaux, la présentation est originale et sobre à la fois. Encore une fois l’ultime regret vient de l’absence de sous titres (même anglais). Techniquement les BluRays restent de bonne facture, sans plus (Little Busters! n’étant pas une série spécialement recherchée sur le plan purement graphique).

Les BluRays de la saison 2 de Chuunibyou commencent aussi à paraître au rythme d’un BluRay par mois. J’en ai profité pour acheter l’inédit reprenant l’histoire de la première saison du point de vue de Rikka. Voici donc en les clichés de cette édition ainsi que les deux premiers tomes de cette saison 2 (que vous pouvez suivre sur ADN moyennant finance. J’aime beaucoup Chuunibyou, et malgré les critiques je trouve que Kyoto Animation a encore fait un excellent travail.

Pour terminer en beauté, le tome 5 de Nagi No Asukara (qui s’est terminée récemment). Inutile de revenir sur cette série qui est probablement avec Refrain la meilleure série de cette saison. Ce tome 5 vient avec un coffret pour ranger les précédentes éditions. Pour l’instant cela compte le nombre de box de rangement au nombre de deux. Si la qualité intrinsèque des éditions est splendide, je regrette simplement qu’il n’y ait pas une cohérence dans l’illustration des deux box. Mais ceci n’est qu’un détail! Au passage soulignons que j’ai reçu récemment la première partie de la soundtrack qui est réellement succulente!

[Japanimation] Little Busters! Refrain BluRay Vol.3 Limited Edition & Nagi No Asukara Vol.4 BluRay Limited Edition

Petit billet pour vous présenter les BluRay de Little Busters!Refrain Vol3 et Nagi No Asukara Vol4 cette semaine. Je ne reviendrai pas sur tout le bien que je pense de ces deux séries.A ce sujet l’avant dernier épisode de Nagi No Asukara est un véritable régal. Au passage j’ai aussi reçu les Manga dérivés de la série de PA Works :D.

Florian Bur – Life Goes On

Life Goes On est un « remake » d’un court métrage utilisé par Manikako une organisation qui offre aux enfants les plus démunis des Philippines la possibilité de recevoir des poupées et jouets fabriqués à partir de vieux vêtements. Le court métrage a été remonté par BOND sur une musique de Florian Bur.

Si les références cinématographiques abondent, la musique est parfaite, il s’agit là de quelques minutes d’extase. A voir et à revoir.

[CD/Manga] Nagi No Asukara Opening Soundtrack & Manga

Nagi No Asukara est probablement la plus belle surprise de cette saison 2013/2014 au pays des séries animées japonaises. Et forcément, quand je suis fan, je craque mon slip. Et donc en plus de m’être lancé dans l’achat de l’intégrale en BluRay, j’ai reçu cette semaine le CD&DVD de l’opening. Le DVD bonus contient l’opening version clean (sans aucune inscription) et plusieurs clips promos.

Nagi No Asukara
Nagi No Asukara
Nagi No Asukara
Nagi No Asukara

Le manga reprend l’histoire de l’anime mais… en manga.

Little Busters! Limited Edition BluRay FullSet

Le dernier volume de la première saison de Little Busters! est enfin sorti et donc votre aimable serviteur s’est empressé de mettre ses mains dessus! Pour ce dernier volume, c’est bien évidemment Rikki qui fait la première de couverture! Comme d’habitude, les box sont de qualité, les artworks plutôt bons (même si cela ne vaudra jamais les artworks des LE de Clannad… Menfin… Vous comprenez quoi!).

Bref, c’est donc avec un plaisir non dissimulé, que je me replongerai ce soir, dans les derniers épisodes (les plus émouvants) de la série, en haute définition! C’est aussi le dernier billet que je consacre à Little Busters! Rassurez vous Little Busters! Refrain arrive à grand pas, ce sera donc l’occasion de lancer une nouvelle chasse au LE!

Je ne résiste pas à l’envie de vous montrer l’intégrale des BluRays en guise de conclusion!

NB: Vous trouverez dans la galerie un PLV de Rin, que CDJapan a eu la gentillesse de m’offrir! Merci à eux!

The Conjuring, poupée, exorcisme et colin-maillard…

The Conjuring débarque dans nos contrées après avoir « terrifié l’Amérique », vendu comme tout bon film d’horreur qui se respecte à coup de bande annonce flippante et de déclarations tonitruantes de ces producteurs, il était attendu par beaucoup (dont votre rédacteur préféré) comme une baffe horrifique. Après visionnage on peut dire que le pari est quasiment réussi.

Nous ne nous étalerons pas ici sur le scénario qui est somme toute assez classique dans le fond, il y a toujours ce « cahier des charges » propres à ce genre de film que James Wan (le génie derrière Insidious) applique presque à la lettre. Pourtant il y a une sorte de maestria qui ressort de la façon de filmer du réalisateur. Avant d’entrer dans le vif du sujet (i.e la peur), il est important de souligner le travail intrinsèque à tout film, à savoir un véritable cachet sur la photographie du film, un plan séquence particulièrement réussi dans les premières minutes du film où le réalisateur expédie d’une main de maître l’installation  des nouveaux habitants dans leur nouvelle maison. Probablement est-ce aussi due à la prestation globale des acteurs (qui est de très bonne qualité), mais on y croît, cette famille qui vit sous nos yeux est authentique (même si on n’évite pas certains clichés, inhérent au genre). On pourrait également citer une excellente scène où James Wan brise le quatrième mur, en confondant l’auditoire des Warren (ce couple spécialiste des affaires paranormal) avec sa salle de cinéma, oui, pour un instant je m’y serai cru. Tout est en place, pour passer un bon moment.

the conjuring

Assez rapidement, le film décolle, les jump-scare sont quasiment tous réussi (pourtant je ne cours pas spécialement après ces instants où on saute de son siège, du moins je leurs préfère les ambiances lourdes durant tout le long du film), l’ambiance s’enfonce progressivement dans une noirceur emprunte de quelques toutes petites scène gore bien sentie. Là encore pas de révolution non plus, vous aurez droit aux portes qui claquent, aux chucotements, à la poupée qui fait peur et à la scène d’exorcisme (particulièrement intense d’ailleurs), mais que dire si ce n’est que ça marche à peu près à chaque fois (ô cette partie de colin maillard….).

Après une nuit de réflexion, je pense avoir cerné la force de The Conjuring, c’est que tout au long du film, les scènes d’horreurs servent la narration du film et distillent des fragments de l’histoire, là où la plupart des autres films ont tendance à avoir une narration en escaliers: scène d’horreur-un peu d’histoire-scène d’horreur- un peu d’histoire… Le film bénéficie donc d’une fluidité exemplaire, procurant une tension continue tout au long du film, il est ainsi assez difficile pour le spectateur de se « détendre ».

THE CONJURING
Votre nouveau cauchemar…

Est-ce suffisant pour ériger The Conjuring au statut du nouvel étalon du genre? Difficile à dire, c’est clairement un des meilleurs films d’horreur de ces cinq dernières années, pour autant il lui manque peut être un peu plus d’originalité dans le scénario pour s’imposer comme LA baffe horrifique. Quoiqu’il en soit, il serait dommage de bouder votre plaisir devant un tel film; réalisation impeccable avec un emballement diabolique dans les 20 dernières minutes (lister les scènes marquantes reviendrait à citer le film dans sa totalité) et des  acteurs (dont Patrick Wilson) vraiment au niveau (ce n’est pas toujours le cas dans les films d’horreur) font de The Conjuring une pépite pour tout fan de film de genre.

En bref, James Wan signe un excellent film, à tel point qu’il paraît difficile pour Insidious 2 (du même réalisateur) à paraître dans quelques semaines de pouvoir faire mieux…

[Cinéma]Alice: Otherlands by American McGee

Le dernier projet d’American McGee, Alice: Otherlands vient de terminer sa campagne KickStarter avec succès! Pas moins de 220.000$ récoltés. Cela fait un joli pactole! Alice:Otherlands sera non pas un jeu vidéo cette fois-ci mais un court métrage. Au vu de la réussite des Artworks et la direction artistique purement et simplement fabuleuse des deux précédents jeux, on est en droit d’attendre quelquechose d’intéressant concernant ce nouveau projet.

Je vous laisse en compagnie de quelques artworks. Vous pouvez toujours consulter la page KickStarter du film.

[Cinéma] Patlabor Le Film Live, premières images!

Le teasing avait débuté il y a quelques mois sur le Web, on a désormais quelques photos volées du tournage, il semblerait bien que le nouveau Patlabor, soit un film Live! On en sait pas beaucoup plus pour le moment, mais voici quelques photos qui peuvent donner l’eau à la bouche. Je trouve que le Labor n’est pas trop mal réussi! Reste à voir si le film saura tenir le niveau des deux excellents opus de la franchise signé Mamoru Oshii… Et là ce n’est pas gagné!