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[Cinéma] Rec4, les premières images du tournage et infos

Rec4, le chapitre qui doit conclure la saga cinématographique éponyme est actuellement en cours de tournage. Jaume Balaguero est à la barre et c’est grâce à son compte Twitter qu’on découvre quelques photos du tournage. On ne sait pas grand chose si ce n’est qu’évidemment le personnage d’Angela Vidal est bien présent et qu’elle serait visiblement mise en quarantaine dans un bateau (Vous avez dit Resident Evil Revelations?).

L’autre rumeur du moment voudrait que Jaume Balaguero soit acteur dans le film, le principal intéressé a d’ailleurs retweeté l’info sur son Twitter. Infos ou Intox on en saura probablement plus dans quelques temps. En attendant on ne peut que patienter avec ces quelques images et le teaser (qui n’est rien d’autres que des images des premiers volets).

[Collection] Little Busters BluRay Limited Edition Vol.1 To 7 + OST

En attendant le volume 8 (qui est en ce moment dans l’avion) et 9, petit point sur l’avancée de mon Set de BluRay LE de Little Busters!…. On y est presque et ça commence à avoir de la gueule. Je n’ai pas shooté tous les minis artbook qui viennent avec les blurays, je ferai ça à l’occasion du Full Set!Par ailleurs je me suis procuré l’OST qui tient elle sur 3 CDs. Je vous laisse apprécier tout ça en images.

Ghostbusters 3, l’arlésienne, pas si arlésienne que ça?

Ghostbusters 3 c’est un peu l’arlésienne des geeks, les deux premiers films s’inscrivent aisément comme des références dans la filmographie de n’importe quel homme trentenaire (en moyenne, ajoutez +/- deux écarts types!). C’est donc tout naturellement que le troisième opus fait rêver à plus d’un titre tous les fans des chasseurs d’ectoplasme du monde entier (mais aussi des mondes parallèles). Petit état des lieux de la franchise.

Ghostbusters premier du nom est sorti en 1984, le film était doté d’un budget initial de 30 millions de dollars, et le moins que l’on puisse dire c’est que le film est plus que rentré dans ses frais, jugez plutôt. (source BoxOfficeMojo)

Box Office mondial
Box Office US
BoxOffice Mondial
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Ghostbusters II quant à lui n’a pas connu le même succès, loin de là même. Ceci étant cela reste plus que raisonnable.

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On ne peut pas non plus parler d’échec cataclysmique pour le second opus, mais ce n’est pas non plus une dynamique spécialement rassurante si on souhaite se lancer dans une franchise cinématographique.

Ghostbusters

Ghostbusters 3, les principaux acteurs du projet:

    • Dan Aykroyd: c’est le plus grand « défenseur » de Ghostbusters 3, celui qui parle le plus du projet, celui qui semble vouloir qu’une seule et unique chose: que Ghostbusters 3 se fasse quoiqu’il arrive. Ses dernières déclarations sont tirés d’une interview de Digital Spy:
      Je ne peux plus conduire la Cadillac, mon personnage Ray Stantz: il ne voit plus clair, il a une hanche et un genou de foutu, je ne peux plus porter le pack de proton. Nous avons besoin de sang neuf… Nous avons besoin de 5 à 6 nouveaux Ghostbusteres!
      .
      Il précise par ailleurs que le film pourrait être tourné en 2014 et qu’il sera fait de manière a épouser la 3D. En résumé il semble faire comme si le film allait se faire d’une manière plus ou moins certaine. Rappelons qu’il avait, en plus la tâche d’incarner un des chasseurs de fantômes dans les deux premiers films,un rôle (avec Harold Ramis) de scénariste des films. Autant dire que c’est un pillier de la franchise.
    • Ivan Reitman, le réalisateur des deux premiers opus semblerait être proche du projet également puisqu’il s’est exprimé sur le sujet à plusieurs reprises. Dans sa dernière sortie, il explique que plusieurs scripts ont été écrit, qu’un de ces scripts qui était particulièrement bon était centré sur le personnage de Bill Murray, mais ce dernier ne l’a pas lu et ils sont repartis sur autre chose… Du coup ça avance à reculons….
    • Rick Moranis quant à lui ne dit pas non au projet, mais il ne sait pas trop sur quel pied danser.
    • Bill Murray quant à lui a toujours était plus ou moins réticent au projet, et à plusieurs reprises, il aurait dit non avant de se rétracter, sa position officielle n’est pas bien claire à l’heure actuelle.

Le scénario quant à lui est confié à Ethan Cohen, ce qui en soit n’est guère rassurant il faut bien le reconnaître. On n’oubliera pas de mentionner que le scénario (excellent au passage) du dernier épisode vidéoludique (édité par Atari et développé par Terminal Reality) était celui d’un hypothétique Ghostbusters 3. Dans cet épisode on explorait les personnages de Shandor (l’architecte de l’immeuble de Dana Barret), ses liens avec la bibliothécaire (que l’on voit dans l’introduction du premier film) etc etc… Le tout avait tout de même une certaine cohérence est était réellement sympa à suivre.

En résumé, on sait que ça bouge, on sait que plusieurs personnes travaillent sur une suite à Ghostbusters, mais pour l’instant, rien de concret sous le soleil ectoplasmique… Wait & See… En attendant on se quitte avec une série de concept art utilisée pour ce qui aurait pu être utilisé pour Ghostbusters 3 tel que Aykroyd et Ramis l’imaginait, projet refusé par Columbia/Sony car le film aurait coûté trop de pognon. Finalement concept art réutilisé pour le jeu vidéo… Et oui ça fait envie…

[Cinéma] The Last Exorcism Part I & Part II

Aujourd’hui  nous allons parler de jeunes filles vierges qui se cambrent dans tous les sens en hurlant, vous l’aurez bien évidemment compris (!) nous allons parler de The Last Exorcism, et tant qu’à faire, nous allons faire un prix de groupe puisque nous allons considérer les deux opus comme une seule et même oeuvre (oui, allez hop).

Part I constituait, à mon sens, un film sympathique qui abordait le film de possession sous l’angle du docu-fiction, jouant parfois intelligemment avec le téléspectateur; présentation d’un prêtre exorciste qui lui même a du mal à croire au véritable cas de possession et qui s’avère être plus un charlatan qu’autre chose (il planque des hauts parleurs dans la chambre des victimes pour mettre en scène leur exorcisme). Après une mise en place un peu poussive et quelques scènes totalement clichés, l’ambiance s’assombrissait très nettement sur la dernière demi heure et offrait une ambiance bien lourde, pesante, stressante et suspecte. Reste les dernières minutes totalement ridicule qui -pour moi- ont purement et simplement flingué le film. L’explication de la secte ne me convenant tout simplement pas.

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Ceci étant, j’avais trouvé en The Last Exorcism un bon petit film d’exorcisme qui ne pétait pas plus haut que son cul, avec quelques bonnes idées et une scène d’exorcisme plutôt bien filmée (même si cela n’atteindra jamais la maestria de la scène de la grange dans L’Exorcisme D’Emily Rose). Daniel Stamm (le réalisateur) ne méritait surement pas le déluge de critiques dont il a été victime.

Rapidement, les producteurs (Elie Roth) mettent en branle le second opus, qui suivra l’histoire de la jeune fille qu’on avait connu dans Part I. Profitons pour souligner la performance d’Ashley Bell que je trouve parfaite aussi bien dans Part I ou Part II. Son regard pur, ses mimiques et sa voix (vu en VO)(trahissant un dérangement psychologique profond) font de son interprétation une totale réussite.

Part II délaisse le côté docu fiction et retourne à un film filmé de manière classique. Ne critiquons pas ce choix qui peut cependant être discutable (pourquoi abandonner la recette alors que le premier opus avait été rafraîchissant de ce côté là?). Le film emboîte directement le pas au premier. Le premier quart d’heure fait plus que faire illusion, il fonctionne; une intro avec un bon jump scare, une manifestation culturelle/fête forraine avec quelques idées sympathiques, le personnage principal en proie à des doutes (ce qu’elle a vécu dans le premier opus était-il réel? Est-elle tout simplement complètement folle? Tant de questions qui tiraillent le personnage principal…), et à des espoirs (ce garçon qu’elle rencontre régulièrement peut il lui offrir l’amour?). Tout démarre sous les meilleurs hospice. Et puis, au bout de 3/4 d’heures…..

Quelques scènes intéressantes...
Quelques scènes intéressantes…

Patatra….. Le film s’écroule, faute avant tout à cette foutue volonté (de nombreux scénaristes d’ailleurs) de vouloir tout rationaliser et vouloir amener le scientifique et de la cohérence dans des films où on parle de possession démoniaque! Mais MERDE à la fin!

Ce petit coup de gueule, s’adresse à The Last Exorcism Part II comme à bon nombre de films d’exorcisme et d’horreur en générale. Pourquoi faut-il toujours qu’un film de ce genre, au lieu d’aller croissant vers la folie et de faire se déchaîner les forces démoniaques (ou je ne sais quoi), finisse par choisir le replis sur lui même! Dans Part II, (et attention je spoile), ça se finit quand même dans la maison d’une femme fringuée comme une diseuse de bonne aventure qui va tenter avec deux de ces potes de sauver la fille de la possession….. Pourquoi ne pas terminer le film dans une sorte d’apocalypse totale? Pourquoi devoir sortir les ECGs (branchés n’importe comment d’ailleurs) et les perfusions de Chlorure de Sodium bénite (je n’invente rien hein) et combattre le démon à coup de bolus de Morphine intraveineuse (si si je vous jure)…

Il faut être logique, si vraiment un démon veut prendre possession d’une jeune fille dans le but d’investir le monde, je ne pense pas que ce sera une perfusion d’eau bénite et un peu de morphine qui vont l’arrêter… Qu’Hollywood arrête de vouloir toujours écraser le spirituel et le psychologique par la science, ça en devient vomitif. C’est quand même dommage de se faire jouer le sort de l’humanité dans un vieil appartement pourri de la banlieue d’une ville américaine quelconque. Un lieu de culte religieux du genre une cathédrale ça aurait quand même vachement plus de gueule.

Ce reproche est valable pour tous les films du genre, on a l’impression qu’à chaque fois que l’on atteint un certain niveau dans le film on est obligé de revenir vers quelque chose de plus confidentiel, de plus terre à terre, les scénaristes ont vraiment du mal à partir plein pot dans le fantastique, il y a toujours cette volonté de vouloir rationaliser. Dommage.

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Pour en revenir à The Last Exorcism: Part II, et bien c’est une déception, malgré quelques bonnes idées, tout s’écroule assez rapidement. Manque d’originalité, manque d’ambition. Ceci étant le film n’est pas à jeter, il y a quelques plans tout simplement fantastique (l’opposition du rouge et du bleu, témoin du combat entre les forces du bien et du mal dans la chambre de Nell). Il n’y a pas de film inutile (je le pense vraiment) et il conviendrait de voir The Last Exorcism juste pour la performance de Ashley Bell, son interprétation est exceptionnelle, elle mériterait un oscar, c’est sans aucun doute l’actrice qui aura le mieux donné vie à un personnage possédé au cinéma! Chapeau Bas! Pour le reste, le film d’Exorcisme n’a toujours pas trouvé son étalon…

Quel est le point commun entre Desperate Housewives, Transformers et Gears Of War?

La réponse est Steve Jablonsky, petit compositeur né en 1970 ayant initialement été repéré par Harry Gregson Williams (cet extrait suffira) est à mes yeux un des plus grands compositeurs du cinéma et de jeux vidéo américain. Après avoir longtemps travaillé avec Gregson Williams sur des projets pharaoniques comme Armageddon ou Ennemi d’Etat mais aussi avec Hans Zimmer notamment sur Pearl Harbor et Pirates des Caraïbes, il va progressivement se faire un nom dans le milieu et pas des moindres…

Je m’arrête un instant sur son travail avec Williams sur Armageddon car il est indéniable qu’il a influencé son travail profondément en particulier sur Transformers (certes très probablement cela est-il due au fait que ces deux films soient réalisés par Michael Bay…). Quoiqu’il en soit, cette scène est la musique qui y est associé aura probablement refilé des frissons à toute une génération de gosses qui comme moi ont toujours été émerveillé par les étoiles. Une scène qui ne serait pas la même sans son orchestration magistrale de la bande sons, initialement presque intimiste et progressivement de plus en plus puissante pour atteindre un point d’orgue au lancement de la navette.

Le premier travail de Jablonsky en tant que responsable du score d’un film sera sur Massacre à La Tronçonneuse de Marcus Nispel. Probablement pas son score le plus représentatif de ce qu’il sait faire, il n’en demeure pas moins que le thème de Leatherface est d’une noirceur assez ténébreuse. A noter que par la suite, Jablonsky se chargera du score de la préquel: The Begining.

Jablonsky perçera d’abord dans le domaine du jeu vidéo où il signera notamment l’OST de Command And Conquer Tiberium Wars (le troisième opus de la saga Tiberium). Je me souviens être resté planté de longues minutes devant l’écran titre tellement j’étais envoûté par Black Dawn. Dans un autre registre il signera également l’OST de la désormais culte série d’Epic Game: Gears Of Wars. Enchaînant des titres tous plus héroïques les uns que les autres, j’ai sélectionné deux extraits particulièrement impressionants.

 

 

 

Revenons maintenant à l’univers du cinéma où Jablonsky réalisera la soundtrack de The Island, peut-être que de prime abord cela ne réveillera pas votre mémoire auditive, mais si vous regardez les premières minutes du trailer international d’Avatar cela réveillera vos sens… La musique utilisée est tirée de The Island: My Name Is Lincoln.

 

Terminons par le travail le plus titanesque de Steve Jablonsky; Transformers. Si la série de Michael Bay peut laisser de marbre certains, sa bande sonore est tout simplement phénoménale et ce tout particulièrement sur le troisième opus de la franchise allant jusqu’à sublimer certaines scènes. Si la scène où l’attaque de la navette d’évacuation des Autobots est une réussite c’est en grande partie grâce à l’OST, reprenant le Thème principal en l’atténuant et le mêlant d’échos pour rendre la détonation de la navette encore plus assourdissante.

 

Terminons sur la scène du retour triomphant d’Optimus Prime qui est probablement un modèle de fluidité et de violence (pour un film tout publique), une scène mêlant vengeance et tension épique sous tendu par un climax de fin du monde sublimée par les envolées des instruments à cordes… Un régal…

 

C’est ainsi que se termine ce petit tour d’horizon de la carrière De Jablonsky que l’on retrouvera bientôt dans…. Transformers 4….

Les Trois Frères 2, Les Visiteurs 3 entre espoir et consternation…

Les Inconnus qui se reforment pour donner naissance à Les Trois Frères 2, Jean Marie Poiré qui signe officiellement pour réaliser « Les Visiteurs 3 », faut-il y voir une tentative désespérée de faire renaître de ses cendres le genre de la comédie française qui, il y a encore une dizaine d’années arrivait à surprendre et faire rire (et non pas sourire (importante nuance)) ou un triste constat d’échec d’un genre incapable de se renouveler?

Les Trois Frères - 1995
Les Trois Frères – 1995

Hormis Bienvenue chez les Ch’tis, peu de comédies françaises peuvent se targuer d’avoir été des phénomènes sociétaux comme le furent à leurs époques respectives Les Visiteurs ou Les Trois Frères (pour ne citer qu’eux, puisque c’est de leurs suite que l’on parle, mais j’aurai pu en citer bien d’autres). Depuis cet âge d’or il y a eu du pire et… du pire, le cinéma comique français ayant perdu également au passage certains de ses acteurs les plus emblématiques aussi bien au sens propre (Jacques Villeret) qu’au figuré (La troupe du splendide; Les Bronzés 3… Peut être le constat de décès d’un genre, ou encore un appel au secours d’une « ancienne génération » de comédiens ne se retrouvant plus dans la comédie française actuelle). Si la majorité des comédies dites moderne pompent à demi mots leurs inspirations dans les vieux pots ( Case Départ [Indigeste transposition des Visiteurs]de Steketee, Eboué et N’Gijol étant l’exemple parfait et affligeant de la décrépitude du genre où le second degrés est totalement absent et servant plus de film moralisateur que de comédie, à croire que la bande annonce a été tourné avant de faire le film, juste histoire d’attirer des blaireaux dans la salle et les faire payer), elles oublient de « copier » la subtilité des grandes comédies d’antan; quiproquo, jeu d’acteur (Gad Elmaleh ne fera jamais rien d’autre que du Gad Elmaleh par exemple). Peut être aussi est-ce due au fait que la majorité des acteurs jouant dans des comédies française ne sont initialement pas des acteurs, mais des comédiens calibrés pour des one man show (Dubosc crédible en acteur?), ou encore des « produits » issus du Jamel Comedy Club (excellents humouristes, mais surement pas excellent acteur).

Scène emblématique du film de Jean Marie Poiré - 1993
Scène emblématique du film de Jean Marie Poiré – 1993

Je n’érige pas Les Visiteurs (pour ne citer que ce film) en chef d’oeuvre de la comédie française, ce dernier étant probablement l’exemple typique du film calibré pour passer sur TF1 le dimanche soir, mais il renfermait une certaine authenticité, identité que je ne retrouve plus dans les productions actuelles (je suis surement aigri).

Le Père Noel est une ordure - 1982
Le Père Noel est une ordure – 1982

Globalement, le cinéma (comique) français n’ambitionne pas autre chose que ce carcan dans lequel il s’est lui-même enfermé (remplir le cahier des charges; il faudra, un pauvre type provoquant l’empathie du spectateur, une bonasse, un hit de l’été et un brin de discours d’intégration sur les minorités), loin de moi l’idée de glorifier le cinéma anglais ou américain, mais force est de reconnaître qu’ils ont le mérite de proposer un renouvellement certain (la trilogie Blood And Ice Cream). Enfermé dans un carcan qu’elle s’est elle même construit, la comédie française ne se renouvelle plus. On pourrait discuter pendant des heures, le principe de découper un dépanneur d’ascenseur un soir de Noël pour le donner à manger au lion n’est plus quelque chose d’envisageable dans la comédie française d’aujourd’hui. Je ne généralise pas à toutes les comédies françaises, car les plus confidentielles sont bonnes voire très bonnes, mais je veux parler de ces grands films qui sont sensés fédérer les spectateurs, Le Père Noël est une ordure savait jouer de ces clichés, malgré son statut de « gros film ».

Hot Fuzz
Hot Fuzz – 2007

On pourrait extrapoler ce constat à bien des niches de la comédie dans l’audio visuel français; Le Petit Journal étant probablement l’exemple le plus frappant de comment faire rire en manipulant la vérité, tout en véhiculant un message moralisateur parfois nauséabond, alors que Canal+ elle même ne se gêne pas pour Twitter des propos plus que borderline (mais peu importe, l’important est de faire le buzz).

Tweet Canal+

Aux heures difficiles que l’on traverse actuellement, il y a peut être bien des sujets plus important que celui de l’avenir de la comédie française (qui n’a de comédie que le nom), mais il fallait bien que je dise ce que j’ai sur le coeur…

Oblivion de Joseph Kosinski

Oblivion fait parti des nombreux films de SF de cette année 2013 (avec Cloud Atlas, Elysium, Upside Down, After Earth, Star Trek, Pacific Rim…). Il a la particularité d’être réalisé par Joseph Kosinski (réalisateur de Tron), et mené par Tom Cruise (entre autre).

Trop en dire sur le synopsis d’Oblivion serait déjà vous en gâcher le visionnage, à ce propos, si vous comptez le voir, fuyez comme la peste les bandes annonces qui gâchent clairement le visionnage du film. Pour faire court, disons qu’Oblivion se situe en 2070, sur Terre, après que la Terre ait été ravagé par une guerre nucléaire suite à une attaque extra-terrestre.

Ne cherchez pas en Oblivion un film d’action avec du pan pan boomboom car clairement ça n’en est pas un. Oblivion serait plutôt de ces films contemplatifs qui mise beaucoup sur des scènes lentes (parfois trop?), contemplatives. Autant le dire tout de suite vos rétines vont être flatées. Impeccable visuellement (le film a été tourné en 4K, mais pas en 3D), les effets spéciaux sont invisibles, un nouveau cap a encore été franchi, c’est indéniable. Côté ambiance sonore, c’est M83 qui s’est chargé de la soundtrack, et là encore c’est fabuleux, les fans de Clint Mansell (Mass Effect) et John Murphy (en particulier son travail sur Sunshine) ne seront pas déçu. Je me contenterai de vous dire que dès que je suis rentré de la séance, je me suis rué sur Itunes pour télécharger la soundtrack.

Oblivion

Les acteurs s’en sortent bien, mais sans plus, Tom Cruise fait du Tom Cruise (et il le fait très bien), mais peut être que son personnage manque un peu d’épaisseur pour que la prestation de l’acteur s’en sorte sublimée. Globalement pas de fausse note dans le casting, mais bon, à l’image du scénario il manque un petit quelque chose qui aurait permis de mettre tout le monde d’accord.

En fait, j’ai bien du mal à dire du mal d’Oblivion tellement j’ai adhéré à l’identité visuelle et sonore du film, cette ambiance post-apocalyptique/Spatiale/Mélodramatique qui fait néanmoins la part belle à dame nature. Mais il faut reconnaître que l’histoire sonne un peu comme un melting pot de tout ce que l’on a pu voir en SF (Prometheus, 2001 l’Odyssée de l’Espace, Moon, La guerre Des Mondes etc) sans jamais pouvoir trouver une idée vraiment original. Relativisons, le scénario n’est pas mauvais, mais au vu du reste des autres qualités du film, il est clairement en deça de ce que l’on était en droit d’espérer d’une telle production.

Oblivion

Au final, je ne peux m’empêcher de vous recommander ce film, peut être parce que les films de Science Fiction de qualité sont tellement rare ces derniers temps et qu’Oblivion bien que contenant de nombreux défauts, mérite d’être vu ne serait-ce que pour vous évader le temps de deux heures (pour le coup, j’en aurai bien pris une de plus -le cut initial durait trois heures-). Loin des sentiers battus des blockbusters Hollywoodiens, Oblivion  peut être targué de tout sauf de mauvais film (comme j’ai pu le lire ici et là)…

Bilan du mois de mars 2013: Little Busters!, Starcraft 2 HOTS, Bioshock Infinite etc etc….

On le savait, le mois de mars 2013 allait être très chargé pour tout bon gamer qui se respecte. Et bien le moins que l’on puisse dire c’est que les prévisions étaient fondées…. De mémoire, je ne me souviens pas m’être autant amusé de toute ma vie. Le combo clavier/souris n’a jamais autant chauffé depuis un sacré moment. Faire un compte rendu sur chaque produit qui m’a scotché prendrait un temps fou. Je me contenterai donc d’être bref.

Little Busters

Je continue l’achat des BluRays Little Busters! Limited Edition. Au passage je signale que la saison s’est clôturée en apothéose avec l’annonce de Little Busters! Refrain. En soit une excellente nouvelle puisque cela nous promet une saison 2 riche en rebondissement et en émotion (un peu à la façon d’un Clannad After Story….) Vivement…. Les éditions BluRays sont toujours d’aussi bonnes factures (avec des sous titres anglais!).

Niveau jeu, je me suis fait plaisir avec Starcraft 2 Heart Of The Swarm qui non content de proposer une campagne solo haletante propose également un multijoueur plus que solide… Un must… Il me tarde déjà de jouer à la prochaine et dernière extension. Blizzard remonte dans mon estime après un Diablo III en demi teinte.

Starcraft 2

Bioshock Infinite était un autre temps fort vidéoludique, avec une fin totalement halucinante. Probablement le meilleur opus de la saga, Irrational Games prouve une fois encore son talent narratif.

Tomb Raider, a été également une claque monumental, finalement peu surprenant dans son gameplay, piochant allègrement dans Uncharted, Gears Of War et autre, l’empathie qu’on peut éprouver pour Lara Croft est palpable tout au long de l’aventure. Un régal.

Je vous laisse découvrir le reste des acquisitions du mois de mars, un véritable gouffre financier, mais un pied total…

The Thing (version 2011)

Tout le monde connaît The Thing (le film de John Carpenter paru en 1982), considéré par beaucoup (dont moi) comme un des films d’horreur les plus claustrophobique et flippant de l’histoire du cinéma, et bien vous n’êtes probablement pas sans savoir qu’un remake est sorti en l’an de grâce 2011… Figurez-vous que votre serviteur préféré s’est donné la mission de regarder ce remake et de vous faire part de son ressenti dans les lignes qui suivent…

En fait The Thing (2011) est, non seulement un remake, mais aussi une préquelle. Chronologiquement ce remake se passe donc quelques jours avant le film de 1982 et est donc sensé nous expliquer d’où vient « la chose ». C’est probablement de cette double identité: remake/prequel que vient tout le problème du film. Concrètement, cette mouture 2011 est un copié collé du film de 1982; même principe: suspens (plus ou moins) insoutenable, on ne sait jamais qui est qui, ambiance claustro dans une base en Alaska, vilaine bébête dégoûtante qui tue des gens….  Mais en moins bien.

The Thing

Et oui, c’est là que le bât blesse, ce remake, n’est clairement pas un mauvais film mais n’est rien d’autre qu’une photocopie un peu pâlotte du film original! Peut être que si vous voyez le remake avant l’original vous hurlerez au génie, mais dans le cas contraire, difficile de ne pas trouver des similitudes un peu ennuyante.

Rajoutez à cela un casting « bon mais sans plus » et vous obtenez un film regardable mais loin, très loin de la baffe de l’original. Un film qui s’oublie aussi vite qu’il se regarde sans bon ni mauvais souvenir. Dommage.

N’est pas John Carpenter qui veut, cette mode de « remaker » des films n’ayant pas besoin d’être remaker prouve une fois encore son obsolescence. Quel est l’intérêt d’un tel film? Même scénario (alors que c’est sensé être un épisode ZERO), même ambiance, même décor… Question originalité on repassera. A voir pour se faire une idée mais c’est tout.