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Hibike! Euphonium, la dernière production signée Kyoto Animation

Le savoir-faire de Kyoto Animation en terme d’animation n’est plus à prouver (et si vous me suivez un temps soit peu, vous savez que je place ce studio en plus haute estime), mais le studio a encore repoussé les limites avec sa dernière production; Hibike! Euphonium. Retour rapide sur cette série pour vous expliquer pourquoi elle est le bien incarné et pourquoi vous devez la voir.

En guise d’introduction, je précise que je viens de regarder le douzième et avant dernier épisode, et que l’envie d’écrire un billet fut plus forte que jamais, impossible pour moi d’attendre la semaine prochaine pour le dernier épisode. Par conséquent je ne m’exprimerai pas en ayant vu la série dans son ensemble, mais très sincèrement, peu importe le dernier épisode (qui ne pourra être qu’excellent de toute façon), je peux déjà dire que cette série est un pur bijoux venu du pays du soleil levant. Il me paraissait cependant important de préciser ce petit détail afin d’être le plus hônnete possible envers vous.

Une histoire de fanfare

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Initialement Hibike! Euphonium est un roman écrit par Ayano Takeda, selon mes recherches l’auteur en question n’a pas écrit d’autres oeuvres majeures (elle est cependant encore très jeune (née en 1992)). L’histoire se focalise sur le quotidien d’une fanfare d’un lycée (Kitauji). Chaque année un concours national est organisé entre les meilleures fanfares de tous les lycées. La fanfare du lycée Kitauji n’a jamais réussi à se qualifier pour ce concours, mais il semblerait que cette année les membres de la fanfare aient la volonté d’honorer leur lycée de la plus belle des façons; en préparant le concours avec détermination.

Hibike! Euphonium est donc une série qui va faire la part belle à la musique, au sens le plus noble du terme puisque cette fois il sera question de trombone, euphonium, contrebasse et percussion. Si de prime à bord il est tentant de rapprocher la série à K-On, les deux séries sont pourtant assez éloignée; K-On utilisait la musique comme moyen de raconter l’histoire de 5 adolescentes vivant leur dernière année de lycée, Hibike! Euphonium se focalise vraiment sur les difficultées liée à la pratique d’un instrument.

De la musique mais pas que…

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Le personnage principal de l’histoire est Kumiko Oumae, une jeune fille qui joue de l’euphonium depuis son plus jeune âge. Au début de l’histoire elle arrive dans son nouveau lycée et s’inscrit à la fanfare avec la ferme intention de ne plus jouer de l’euphonium (instrument qu’elle ne semble plus supporter, malgré qu’elle en joue depuis toujours). Elle va retrouver une connaissance, Reina Kousaka, une élève assez mystérieuse, passionnée de trompette, qu’elle côtoyait au collège. On sent une réelle tension entre les deux personnages, Kumiko semble souffrir d’un complexe d’infériorité vis à vis de Reina. Vous dire de quoi il en retourne serait vous gâcher le plaisir du visionnage de la série. Disons simplement que la relation unissant les deux personnages est vraiment une des plus belles trouvailles de ces dernières années en terme de narration. L’histoire finit par entremêler toute sorte de sentiments propre à l’adolescence; l’amour, la haine, la jalousie, l’amitié… et c’est fait avec une telle réussite que ça en est éblouissant. La série vaut la peine d’être regardée rien que pour la relation entre Kumiko et Reina.

Les autres personnages ne sont pas en reste, même si on n’échappe pas à certains poncifs de l’animation japonaise, le tout est suffisament rafraîchissant et tellement bien amené qu’on se surprend à avoir le sourire aux lèvres (ou les larmes aux yeux, c’est au choix) à la fin de chaque épisode (20 minutes c’est trop court!). C’est le propre des bonnes séries d’avoir des personnages secondaires attachants qui se dévoilent au fur et à mesure des épisodes. Evidemment le coeur de l’intrigue reste la vie de la fanfare avec ses joies et ses difficultées; la gestion des rivalités au sein de la fanfare, le choix des solistes, le rythme des répétitions. Un des autres sujets fils rouges est la place à apporter à une telle passion pour la musique pour des élèves encore au lycée; le sacrifice de la préparation de l’entrée à l’université…

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Une réalisation exemplaire

Kyoto Animation a toujours su proposer des séries quasi parfaite sur le plan technique et Hibike!Euphonium ne déroge pas à la règle. Soyons clair, la série est une véritable pépite sur le plan de la réalisation. Les choix de mise en scène sont judicieux, les éclairages sont parfaits et l’animation des personnages est un sans faute. Précisions importante, je parle là des épisodes diffusés à la TV, il ne s’agit pas encore des épisodes sorties en BluRay/DVD (précisons qu’il est relativement coutume au Japon que les séries soient retouchés lors de la sortie en DVD/BluRay afin de soigner l’animation ou les effets spéciaux). Comprenez que les épisodes diffusés à la TV, du fait des impératifs de temps pour la diffusion et au coût exorbitant de la production de telles séries animées, ne sont pas toujours fignolés comme ils le devraient lors de leurs diffusions. Tèrs clairement, Hibike! Euphonium a bénéficié d’une attention et d’un soins particulier. Mais puisque quelques images valent mieux que des mots, jugez par vous même.

Kumiko dans l’episode 12

 

« Tu resteras à mes côtés, tu ne me trahiras pas? -Si je te trahis tu auras le droit de me tuer »
La qualité de l’animation des personnages lorsqu’ils jouent de leur instrument respectif est bluffante, d’autant qu’il existe une synchronisation parfaite avec le sons qui sort de l’instrument.

Je ne pouvais pas ne pas parler de la bande sonore qui est là encore parfaitement juste, et ne fait jamais dans la surenchère. Les scènes de répétition sont criantes de réalisme, on a l’impression d’y être. Mention spéciale au design sonore, les sons changent vraiment selon l’acoustique du lieu où se trouvent les personnages. Un sans faute.

 

Ishihara Tatsuya; un réalisateur à part

Le CV du bonhomme force le respect, réalisateur de Air, Clannad, Clannad After Story, La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya, Kanon, j’en passe. Si Hibike! Euphonium n’est peut être pas son plus grand chef d’oeuvre, il n’en reste pas moins que la série se place déjà comme une pièce maîtresse de son auteur. Ishihara Tatsuya sait toujours manier avec brio la mise en scène et retranscrire des émotions avec perfections.

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Une série qui fera date dans l’histoire de l’animation

Une fois encore, et au risque de me répéter, Hibike!Euphonium va marquer l’animation japonaise de son empreinte, j’en suis certain. Que ce soit par son côté technique ou la complexité de son héroïne principale (vraiment pas comme les autres), la série se laisse regarder sans sourciller. Chaque épisode est un petit plaisir, le final est programmé pour la semaine prochaine. J’ai hâte.

La série est disponible en VOSTFR sur Crunchyroll, n’hésitez pas.

Souvenirs de Marnie – Hiromasa Yonebayashi

Il y a des studios qui auront marqué l’histoire du cinéma de leur empreinte, Ghibli fait indéniablement parti de ceux-là. Aussi, quand le film annoncé comme le dernier long métrage Ghibli (du moins avant un bon bout de temps) pointe le bout de son nez, il est donc tout à fait normal de l’attendre avec impatience… Rassurez-vous, l’attente ne s’est pas soldée par une déception (chose courante quand on attend beaucoup d’un long métrage).

Souvenirs de Marnie (Omoide No Marnie) est donc réalisé par Hiromasa Yonebayashi (à qui on devait Arietty et le petit monde des Chapardeurs) et nous raconte l’histoire d’une jeune fille solitaire et sombre, envoyée à la campagne pour soigner son asthme, qui explore les environs et découvre une vieille villa dans les marais qui serait hantée par… (je vous laisse découvrir par vous même)

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La recette reste la même, un environnement somptueux visuellement mais très ancré dans la réalité avec une touche de fantastique qui vient rythmer le récit. J’avais adoré le dernier film de Myazaki même si j’étais un peu resté sur ma fin (manque de magie, rythme un peu trop lent) et j’appréhendais Souvenirs de Marnie par peur d’être déçu. Balayons tous ces doutes d’un revers de main, le dernier film estampillé Ghibli est somptueux.

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Sans défleurer l’intrigue, le film revient aux fondamentaux qui ont fait le succès de Ghibli; décor somptueux où la nature a toute sa place, l’importance des valeurs familiales, des personnages féminins forts et haut couleurs, une ambiance envoûtante, des musiques discrètes mais enrobant parfaitement le film d’une ambiance mélancolique.

L’ambiance parlons-en, Marnie est un film profondément mélancolique, confrontant un personnage à la quête de son passé et de ses souvenirs. Tout est fait pour donner une sensation de vague à l’âme et cette ambiance n’abandonnera jamais le spectateur (générique de fin inclus). Et pourtant, on ne peut s’empêcher de sourire (la larme à l’oeil) en repensant à cette histoire tellement simple et pourtant tellement bien racontée, tant on s’est senti bien pendant presque deux heures.

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Le film ne serait rien sans son personnage principal: Anna, adolescente ne trouvant pas sa place dans la société. Si le personnage est réussi c’est parce qu’il ne sombre pas dans les clichés et que ses réactions restent très plausible (là aussi je préfère ne pas citer d’exemple pour ne gâcher l’expérience à personne). De même la relation qu’elle entretient avec Marnie (l’autre personnage principal du film) est tellement mystérieuse qu’elle suffit à tenir en haleine tout le long du récit.

Les thématiques abordées sont multiples; la famille, l’adolescence, les relations parents/enfants, et forcément parfois on aurait aimé un peu plus de profondeur sur certains aspects mais cela aurait été au dépend de l’ambiance et cela aurait été vraiment dommage tant le film est poétique de bout en bout. Car c’est bien là le point fort du film, sa frénésie mélancolique tant sur le plan visuelle qu’auditif, rien ne sort le spectateur de cette ambiance onirique.

Le réalisateur s’est toujours défendu d’avoir réalisé son film en sachant qu’il serait peut être le dernier film Ghibli, il n’empêche que la dernière scène sonne comme une métaphore du spectateur disant aurevoir à l’univers Ghibli.

En résumé, souvenirs de Marnie est un régal, un film juste, terriblement mélancolique, mais tellement beau et pourvoyeur d’un torrent d’émotions. Il sonnera quoiqu’il arrive un tournant dans l’histoire de Ghibli. Donc courez dans vos cinémas tant qu’il est encore temps!

[Japanimation] Sora No Method: Episode 1

Allez, je me lance, je vais tenter de chroniquer une série à la régulière. Le principe est simple: pondre un avis après chaque épisode de Sora No Method… Rendez vous est donc fixé de manière hebdomadaire…

Episode 01:La Ville à la Soucoupe

Nonoka retourne dans sa ville natale après sept ans d’absences. Il semble que son retour réveille Noel une jeune fille qui semble ne pas avoir grandi depuis sept ans. Nonoka semble très surprise en la revoyant. C’est le plot de départ de Sora No Method (Celstial Method).

Sora No Method

L’intrigue liée à Noel semble être la trame principale de l’histoire, cependant d’autres questions sont mises en suspens: qu’est-il arrivé à la mère de Noel, d’où vient cette soucoupe au-dessus de la ville, quel lien avec Noel?

Le récit est ponctué de flashback avec les souvenirs de Nonoka. Parmis ces souvenirs, on retrouve Noel (plus kawai tu meurs). Nonoka semble avoir fait une promesse à Noel qu’elle n’a pas pu honorer, cela expliquerait la réapparition mystérieuse de Noel lors du retour de Nonoka. Plus intriguant il semblerait que Noel ait aussi une promesse qu’elle doit honorer (ce qui semble étonner Nonoka). Ce premier épisode m’a fait bonne impression au global, j’ai retrouvé la patte du créateur de Kanon (le renard, simple coïncidence ou vrai clin d’oeil?), avec un parfum de AnoHana. Reste à voir si les arcs scénaristiques sauront tenir en haleine tout au long de la série. Techniquement la série semble tenir la route les couleurs sont belles et vives sans être criarde, l’animation tient la route. Les OP et ED sont réussies tous les deux (rien d’exceptionnel non plus).

En résumé ce premier épisode du nouvellement formé Studio 3Hz est ultra prometteur. J’attends donc le deuxième épisode avec impatience…

Sora No Method, l’anime à surveiller…

Les nouvelles séries japonaises font leur rentrée la semaine prochaine, s’il est encore trop tôt pour dire quelle série sera une réussite, j’attends de pied ferme Sora No Method…

Sora No Method – Studio 3Hz

Sora No Method

Une nouvelle série originale par le créateur de Kanon et sola, Sora no Method est l’histoire de cinq amies d’enfance qui ont fait un vœu commun il y a bien longtemps. Ce vœu s’est réalisé et depuis une sorte d’énorme disque plane au dessus de leur ville. La série débute 7 ans plus tard quand Furumiya Nonoka (Natsukawa Shiina) retourne dans sa ville natale en provenance de Tokyo (où elle travaillait pour son père). Elle retrouve ses amies d’enfance mais également Noel une jeune fille avec laquelle elle s’était lié d’amitié il y a fort longtemps.

C’est toujours difficile de dire si une série sera bonne ou non, d’autant que le Studio 3Hz vient d’être formé, mais avec le staff autour de la série, on peut être en droit d’espérer quelque chose d’intéressant.

 Evidemment il est fort probable que d’autres séries se greffent à Sora No Method, mais pour l’instant c’est clairement celle qui me fait le plus envie.

Aldnoah Zero BluRay & OST

Je ne crierai jamais assez à quel point j’ai adoré la première saison d’Aldnoah Zero, c’est donc tout naturellement que je me suis procuré le premier volume de l’Edition Limité Japonaise en BluRay, mais aussi le score, les opening et les endings. Encore une fois l’ensemble est d’une excellente qualité tant sur le plan du packaging que sur un plan purement artistique et technique. Un véritable régal.

Commençons par le BluRay contenant donc les trois premiers épisodes de cette première saison, ainsi qu’un CD audio comprenant les OST correspondantes aux épisodes contenues dans le BluRay et des mini artbook contenant des storyboard ainsi que des artworks sur les prototypes des différents personnages.

Vient ensuite, le score (totalement splendide) ainsi que les OP et ED.

La soundtrack est vraiment capable d’alterner les moments épiques comme les moments plus posés… Encore une fois cette série est exceptionnelle en bien des points. Une perle.

Alice In Wonderland – Cocoronica 02 par Pisuke

Comme vous le savez (ou pas), le Comiket86 s’est déroulé il y a peu de temps au Japon. Si ce nom ne vous évoque rien, c’est que vous n’êtes pas encore suffisament Otaku dans l’âme, en gros c’est une énorme convention centré sur l’univers du manga. C’est souvent l’occasion d’y acheter des doujin (création en tout genre réalisées par des fans). Il s’y vend un tas de chose. Parmis toutes ces belles choses, j’ai  mis les mains -entre autre- sur cette création de Pisuke (Cocoronica 02) qui reprend à sa manière l’univers d’Alice au Pays des Merveilles. Un véritable régal.

A noter que ces doujin ne sont vendus qu’au Comiket et qu’ils sont rarement réédités. Bref des oeuvres d’art rare…

PS: Désole pour le mauvais éclairage je tâcherai de faire des clichés plus propres quand j’aurai le matos adapté.

PS2: La vidéo YouTube n’a rien à voir, c’est juste que c’est la musique que j’ai écouté en écrivant cet article et je l’ai trouvé adapté aux photos.

[Japanimation] Aldnoah.Zero (アルドノア・ゼロ), une série d’exception.

Aldnoah.Zero (アルドノア・ゼロ Arudonoa Zero?) est une série animée SF/Mecha développée par Olympus Knights et A-1 Pictures. Le réalisateur principal est Ei Aoki et et le concept original de la série vient de Gen Urobuchi, tous les deux avaient déjà travaillés sur l’excellent série Fate/Zero. Katsuhiko Takayama se charge du script,  Hiroyuki Sawano a composé le score et Kalafina est chargée de l’opening.

Une histoire d’Aldnoah

En 1972, un étrange portail fonctionnant à base d’Aldnoah (une source d’energie) et menant à la planète Mars fut découvert sur la Lune. Cette découverte marqua le début de l’installation humaine sur cette planète, notamment grâce à Rayregalia Vers Rayvers, qui se vit confier les secrets de l’Aldnoah. Un secret et un pouvoir transmis à ses descendants.
Quelques années plus tard, Mars et la Terre entrent en conflit, provoquant la destruction du portail lunaire et d’une partie du satellite. Ce phénomène, connu sous le nom de Heaven Fall, mis temporairement fin au conflit. Mais celui-ci est réanimé une quinzaine d’années plus tard lorsque la princesse martienne Asseylum Vers Allusia est assassinée au cours d’une visite diplomatique sur Terre. C’est dans ce contexte que débute la série.

Cataphracte

Un background impressionnant

Si la série est si prenante c’est probablement grâce à son background, tout au long de cette première saison pèse le poids des évènements de Heaven Fall. Ceci est renforcé par le fait que non seulement ces évènements aient une répercussion sur l’intrigue politique de l’histoire (le conflit terriens vs martiens) mais également sur la psychologie des personnages (le traumatisme psychologique de Marito par exemple). L’ensemble est cohérent, chose pas toujours facile dans ce genre de récit, et facilite l’immersion. Certes, en douze épisodes il est relativement difficile de s’ennuyer (quoique, Glasslip ait presque réussi ce triste exploit). La force toute particulière d’Aldnoah Zero c’est d’unifier les intrigues personnelles des personnages avec les évènements qui se déroulent dans la série de manière plus globale. Ainsi l’histoire de la princesse martienne Asseylum est intimement lié à celle de Slaine (le terrien ayant grandit sur Mars) et Rayet est une martienne vivant sur Terre. Ces personnages doivent évoluer dans un climat de tension globale entre terrien et martien (une guerre ouverte à proprement parler).

La rencontre entre Slaine et la princesse Asseyllum
La rencontre entre Slaine et la princesse Asseyllum

Une soundtrack épique

Globalement le score composé par Sawano est un sans faute du début à la fin, sachant alterné parfaitement les moments d’ambiance calme et posé et les scènes épiques de combat de mecha. Rajoutez à cela des OP et ED totalement en phase avec l’ambiance globale de la série, on peut quasiment parler de chef d’oeuvre. A ce titre je viens de recevoir le Score, les singles OP/ED et ça passe en boucle (parfait pour illustrer mes parties de Starcraft II)

Inaho, un héro très froid.
Inaho, un héro très froid.

2001, l’Odysée de l’Espace pour inspiration

Evidemmet Aldnoah Zero se posent en série de référence de part son staff (difficile de se planter avec une telle équipe à la tête du projet), mais également de part ses inspirations et ses clins d’oeil qui raviront les fans de science fictions. Evidemment, difficile de ne pas évoquer 2001, L’Odysée de l’Espace de Kubrick.

La Princesse de Vers et sa servante Edellrittuo. Notez le sol carrelé et la décoration avec un style victorien.
La Princesse de Vers et sa servante Edellrittuo. Notez le sol carrelé et la décoration avec un style victorien.
L'Odysée de l'Espace, les décors, les carrelages.... La comparaison est évidente.
L’Odysée de l’Espace, les décors, les carrelages…. La comparaison est évidente.

Toujours pas convaincu, voyez le site de découverte de l’artefact Martien sur la lune dans Aldnoah Zero et celui du monolithe lunaire dans 2001.

Notez l'architecture labyrinthique, les hommes en surplomb du site de fouille
Notez l’architecture labyrinthique, les hommes en surplomb du site de fouille
Que dire de plus...
Que dire de plus…

Par ailleurs le design des mechas rappelle forcément un peu celui de Gundam, en particulier celui du comte Saazbaum. Je pourrai continuer des heures tant la liste est longue, mais c’est autant de référence digérée qui rendent cette oeuvre agréable à suivre.

Un rythme soutenu en permanence

Aldnoah Zero ne casse (presque) jamais son rythme, les cliffhangers sont nombreux (celui de l’episode 9 m’a rendu fou) et l’attente du prochain épisode est à chaque fois plus pénible à endurer. Le final de cette première saison est un régal et laisse le téléspectateur avec une sensation de désespoir totale. L’attente jusqu’à janvier 2015 (pour la conclusion de la série en 12 épisodes) risque d’être très longue.

En résumé, vous l’aurez compris, je ne peux que vous recommander chaudement Aldnoah Zero qui est disponible en streaming gratuit VOSTFR sur Crunchyroll.

Un mois de juillet bien rempli

Je sais que vous scrutez ce blog tous les jours fébrilement (en tout cas, j’aime le croire) en attendant une mise à jour. Mes chères lectrices et lecteurs, soyez prêt car le jour tant attendu est arrivé! Autant vous prévenir tout de suite ce billet risque d’être long et ce sera un fourre tout. Car oui, comme le souligne le titre, ce mois de juillet fut bien rempli.

Commençons par le rayon animation qui comme le veut la coutume a vu l’arrivée des séries d’été au Japon. Evidemment il est encore trop tôt pour se prononcer sur la qualité des séries, mais déjà quelques grandes tendances émanent des premiers épisodes.

Glasslip - 03 - Large 03

Dans le registre « la série que j’attendais »: Glasslip, la nouvelle série de P.A. Works (Nagi No Asukara). Pour l’instant je dois dire que je suis un poil (mais vraiment un poil) déçu. Alors certes graphiquement la série est réussie, l’ambiance est indéniablement là, mais pourtant le tout me semble un peu trop faible en contenu (la série est prévue pour 13 épisodes et c’est tant mieux, car 24 épisodes auraient été un calvaire). Certes il y a un côté surnaturel qui, pour l’instant, n’est pas mis suffisament en avant. Alors attention, j’attends toujours avec impatience l’épisode suivant, mais la magie n’opère pas comme sur Nagi No Asukara.

Sailor Moon Crystal - OP - Large 01

Dans le registre « la grosse déception », comment ne pas parler de Sailor Moon Crystal. Ce reboot était attendu comme le messie est le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il m’a déçu, visuellement hideux, l’animation est horrible, le chara design est moche et globalement on se fait chier. Rien à dire de plus. Passez votre chemin.

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Toi aussi, viens faire la fofolle avec Hana

Dans le registre « Voir des personnages mignons en train de faire des trucs mignons », je vous présente Hanayamata. Forcément je pense à K-On en regardant cette série (toute proportion gardée, on en est encore loin évidemment). Mais bon, c’est agréable à regarder et visuellement c’est vraiment propre. Mention spéciale au générique d’ouverture.

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Dans le registre « Mais What THE FUCK, je l’avais pas vu venir celle là »; Aldnoah Zero, développée par Ei AOKI qui a notamment bossé sur FATE, s’annonce déjà comme un chef d’oeuvre, l’animation tient la route, les musiques sont splendides et on sent un background ENORME. LA série de cette été, a voir de toute urgence.

 

Et tant qu’à rester dans le monde de la japanimation quelques photos d’arrivage récent, avec enfin le Full Set Little Busters! Refrain contenant donc l’intégrale de Little Busters!Ex (et la fin magistrale de l’arc Saya), et le presque Full Set Nagi No Asukara (plus qu’un volume).

Par ailleurs, je pense mon temps libre sur Starcraft II, oui, je suis passé Or en 1c1, ça ne veut peut être pas dire grand chose pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup! Un jour je serai Grand Maître (mais oui, mais oui, on y croît… haha).

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Un petit détour par les salles obscurs pour aller voir Transformers l’âge de l’extinction, et voilà que mon coeur palpite comme lorsque j’avais 10ans. Le dernier opus de Michael Bay est dans la droite lignée des précédents mais en puissance 10. Mention spéciale à la bande originale qui défonce encore bien comme il faut! On pourra critiquer sans cesse Michael Bay sur la qualité ou nullité de ses derniers films, je les trouve de mieux en mieux filmés. Le sens de la mise en scène pour les scènes de destruction est parfait. Je ne saurai que vous recommander de voir ce film, non pas pour son scénario, mais pour la baffe technique qu’il envoit.

Ce sera tout pour cette fois, je vous souhaite un bon été et un bon mois d’août les amis. Que la force soit avec vous.

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En ce moment, à Tokyo se tient l’exposition Little Busters! Card Mission, grosso modo exposition sur les illustrations du jeux de carte Little Busters! Sur place, il est possible d’admirer des œuvres de Na-Ga. Il est également possible de se procurer un artbook regroupant tout un tas d’illustrations du dessinateur attitré de Key. Evidemment votre aimable serviteur a pu mettre la main sur cet arbook. L’artbook est d’excellente qualité avec du papier glacé de la première à la dernière page (111pages en tout). Les illustrations sont vraiment de qualité, même si, il faut adhérer au style graphique de Na-Ga. Je vous laisse admirer ça par vous même.

Ano Hana, le long métrage…

Je n’étais pas totalement certain de la façon dont j’allais recevoir le retour de AnoHana trois ans après (la série a été diffusé en 2011). J’avais adoré la série (et la considère comme une des meilleures séries de l’histoire de toute la japanimation), mais après tout, la perspective de retourner dans cet univers à la fois si beau et si triste a fait naître en moi une sorte d’angoisse: cette sensation terriblement frustrante de se dire: « finalement c’était bien mieux dans mes souvenirs ». Angoisse vite dissipée…

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En fait, je suis finalement assez content de ne pas avoir pu voir le film en salle, car cela aurait été un spectacle assez embarrassant pour moi. Avoir la larme à l’oeil dès que j’ai entendu les premières notes du générique raisonner avait quelque chose d’intime. AnoHana (la série comme le film), est un excellent moyen de tester la capacité du téléspectateur à s’immerger dans une histoire et/ou un univers. Si la série était si émouvante c’est bien parce que l’attachement aux différents personnages est quasiment immédiate. Quand Menma pleure il est difficile de ne pas pleurer, quand Popo blague il est difficile de ne pas sourire. Bref la série était une montagne russe émotionnelle. Globalement AnoHana met face à face le téléspectateur à un déluge d’émotion dont il est difficile de rester insensible, la différence avec beaucoup d’autres productions du même genre c’est que Ano Hana y parvient avec brio. Et c’est donc avec un plaisir non dissimulé que je me suis laissé emporté pour une dernière fois dans cette poignante histoire.

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Pour rappel l’histoire est celle de Jintan, un jeune ado qui ne sort plus de chez lui depuis que Menma, une jeune fille de son groupe d’amis d’enfance est décédée dans un tragique accident. 10ans après le drame, Jintan se met à voir Menma; hallucination? Fantôme? Quoiqu’il en soit Menma lui demande de renouer le contact avec ses anciens amis qu’il n’a plus revu depuis le drame, afin de pouvoir réaliser un voeu. Jintan va donc devoir affronter ses démons et se mettre en quête du voeu de Menma.

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Trés simplement, la série racontait l’histoire d’un groupe d’amis d’enfance brisé par cette terrible épreuve qu’est le deuil. Le film propose de revenir sur ce qui s’est passé au cours de la série sous un autre point de vue avec de nombreuses scènes inédites (notamment des scènes avant le décès de Menma). On peut toujours reprocher au film de ne pas apporter une nouvelle histoire à proprement parler; aucune révélation tonitruante, mais ça serait passer à côté de l’essentiel: procurer des sensations brutes. Encore une fois sur ce plan là le film tape là où ça fait mal en abordant des thèmes aussi universel que l’amitié, le premier amour, les sentiments sans retour et la douleur d’être obligé de dire au revoir. Si fondamentalement le thème principal est d’une tristesse abyssale, la réalisation et la piste sonore font émaner des sentiments chaleureux et éblouissant par leur intensité.

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Il serait dommage de bouder votre plaisir si vous avez aimé la série, vous aimerez le film, qui a réellement quelque chose à dire.