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Chronopost, une autre vision du service…

Soyons bref, j’ai reçu le 22/10/2014 un avis de passage Chronopost (voir photo) dans ma boîte aux lettres. Comme souvent il y avait quelqu’un à la maison mais l’avis s’est retrouvé directement dans la boîte aux lettres sans que le livreur aient sonné à la porte (admettons que je n’ai pas entendu, car c’est possible).

 

Bref, l’avis date le passage du 23/10/2014, or nous étions le 22/10/2014, admettons. qui me dit que mon colis sera disponible le 24/10/2014 à mon agence Chronopost.
Admettons…

L’avis me stipule que j’ai un montant à régler de 46€, par contre, sur l’avis, le sticker avec la référence colis et l’adresse de l’agence chronopost est manquant (le livreur était surement trop pressé pour faire son boulot). J’ai bien un numéro d’avis de passage mais qui ne retrouve rien lorsque je me rends sur Chronopost.fr.

Je suppose qu’il s’agit d’un envoi en provenance du Japon, car c’est le seul pays où je commande régulièrement (ça expliquerait les frais de douanes). Seulement voilà, je ne commande que sur CDJapan, et toutes mes commandes CDJapan sont expédiés et reçus, je n’ai pas de commande en instance. Je n’ai donc aucun numéro de suivi, et je ne sais pas du tout ce que contient réellement ce colis.

Prenant mon courage à deux mains j’ai donc appelé le service client. Là on me demande mon nom, numéro de colis… J’explique que je n’ai pas de numéro de colis, puisque je n’attends – à priori- pas de colis. On m’explique que je dois regarde mon numéro de suivi sur le site internet sur lequel j’ai commandé (j’ai beau dire que je n’ai aucune commande en cours, on me dit de quand même regardé… bref) On me demande alors mon numéro d’avis de passage et on me dit que cette recherche n’a rien donné et qu’on ne pouvait donc rien faire pour moi, au revoir monsieur. On ne me propose pas un semblant de solution. Bref encore une preuve de la piètre qualité des services postaux français…

Tout ce qu’il me reste à faire et de me présenter à l’agence chronopost la plus proche (qui est à 20minutes de chez moi), en espérant que le colis s’y trouve. Les agences ne sont pas joignable par téléphone directement.

Bref, incompétence totale; le livreur qui ne sonne pas (ce n’est pas la première fois), le livreur qui ne remplit pas correctement l’avis de passage (pas d’adresse d’agence, pas de numéro de colis, réclamation d’une somme de 46€), la hotline totalement à la rue (« Je ne peux rien faire pour vous », sans explication alors que l’erreur vient de Chronopost qui n’a pas rempli l’avis de passage correctement).

Merci à ceux qui feront tourner cet article.

Mise à jour 23/10/2014 – 16h30

Nouveau retournement de situation. Un livreur chronopost s’est présenté chez moi aujourd’hui, alors que je n’étais vraiment pas là pour le coup, mais ma soeur était présente. Le livreur explique qu’il vient récupérer une somme relatif à un envoi que j’ai reçu il y a dix jours.

Effectivement j’ai reçu un envoi en provenance du Japon il y a dix jours, la livraison s’est effectuée normalement, j’ai bien reçu l’article. La réception s’est faite normalement, j’ai signé un accusé réception (je précise qu’aucune somme d’argent ne m’a été demandé à ce moment là). Quelques jours après cette livraison le livreur s’était représenté en expliquant qu’il avait oublié de me faire payer les frais de douanes. J’ai donc régularisé la situation (chèque photocopié avant de lui donner -ouf). Le mec voulait partir comme ça avec le chèque sans me donner de reçu, je lui ai quand même fait signer un papier manuscrit stipulant qu’il avait bien récupérer le chèque… (heureusement)…

DONC… Aujourd’hui un autre livreur se pointe et demande à ma soeur de lui régler un montant de 46€ (même somme demandé que celle d’il y a une semaine) relatif à un colis reçu il y a dix jours. Ma soeur, pas au courant de cette histoire lui explique que je suis absent. Là le mec explique que si je ne règle pas, Chronopost engagera des procédures judiciaires!! Non mais on vit sur une autre planète là!!! Il doit repasser demain… La suite au prochain numéro.

[Japanimation] Sora No Method: Episode 1

Allez, je me lance, je vais tenter de chroniquer une série à la régulière. Le principe est simple: pondre un avis après chaque épisode de Sora No Method… Rendez vous est donc fixé de manière hebdomadaire…

Episode 01:La Ville à la Soucoupe

Nonoka retourne dans sa ville natale après sept ans d’absences. Il semble que son retour réveille Noel une jeune fille qui semble ne pas avoir grandi depuis sept ans. Nonoka semble très surprise en la revoyant. C’est le plot de départ de Sora No Method (Celstial Method).

Sora No Method

L’intrigue liée à Noel semble être la trame principale de l’histoire, cependant d’autres questions sont mises en suspens: qu’est-il arrivé à la mère de Noel, d’où vient cette soucoupe au-dessus de la ville, quel lien avec Noel?

Le récit est ponctué de flashback avec les souvenirs de Nonoka. Parmis ces souvenirs, on retrouve Noel (plus kawai tu meurs). Nonoka semble avoir fait une promesse à Noel qu’elle n’a pas pu honorer, cela expliquerait la réapparition mystérieuse de Noel lors du retour de Nonoka. Plus intriguant il semblerait que Noel ait aussi une promesse qu’elle doit honorer (ce qui semble étonner Nonoka). Ce premier épisode m’a fait bonne impression au global, j’ai retrouvé la patte du créateur de Kanon (le renard, simple coïncidence ou vrai clin d’oeil?), avec un parfum de AnoHana. Reste à voir si les arcs scénaristiques sauront tenir en haleine tout au long de la série. Techniquement la série semble tenir la route les couleurs sont belles et vives sans être criarde, l’animation tient la route. Les OP et ED sont réussies tous les deux (rien d’exceptionnel non plus).

En résumé ce premier épisode du nouvellement formé Studio 3Hz est ultra prometteur. J’attends donc le deuxième épisode avec impatience…

Sora No Method, l’anime à surveiller…

Les nouvelles séries japonaises font leur rentrée la semaine prochaine, s’il est encore trop tôt pour dire quelle série sera une réussite, j’attends de pied ferme Sora No Method…

Sora No Method – Studio 3Hz

Sora No Method

Une nouvelle série originale par le créateur de Kanon et sola, Sora no Method est l’histoire de cinq amies d’enfance qui ont fait un vœu commun il y a bien longtemps. Ce vœu s’est réalisé et depuis une sorte d’énorme disque plane au dessus de leur ville. La série débute 7 ans plus tard quand Furumiya Nonoka (Natsukawa Shiina) retourne dans sa ville natale en provenance de Tokyo (où elle travaillait pour son père). Elle retrouve ses amies d’enfance mais également Noel une jeune fille avec laquelle elle s’était lié d’amitié il y a fort longtemps.

C’est toujours difficile de dire si une série sera bonne ou non, d’autant que le Studio 3Hz vient d’être formé, mais avec le staff autour de la série, on peut être en droit d’espérer quelque chose d’intéressant.

 Evidemment il est fort probable que d’autres séries se greffent à Sora No Method, mais pour l’instant c’est clairement celle qui me fait le plus envie.

Aldnoah Zero BluRay & OST

Je ne crierai jamais assez à quel point j’ai adoré la première saison d’Aldnoah Zero, c’est donc tout naturellement que je me suis procuré le premier volume de l’Edition Limité Japonaise en BluRay, mais aussi le score, les opening et les endings. Encore une fois l’ensemble est d’une excellente qualité tant sur le plan du packaging que sur un plan purement artistique et technique. Un véritable régal.

Commençons par le BluRay contenant donc les trois premiers épisodes de cette première saison, ainsi qu’un CD audio comprenant les OST correspondantes aux épisodes contenues dans le BluRay et des mini artbook contenant des storyboard ainsi que des artworks sur les prototypes des différents personnages.

Vient ensuite, le score (totalement splendide) ainsi que les OP et ED.

La soundtrack est vraiment capable d’alterner les moments épiques comme les moments plus posés… Encore une fois cette série est exceptionnelle en bien des points. Une perle.

Alice In Wonderland – Cocoronica 02 par Pisuke

Comme vous le savez (ou pas), le Comiket86 s’est déroulé il y a peu de temps au Japon. Si ce nom ne vous évoque rien, c’est que vous n’êtes pas encore suffisament Otaku dans l’âme, en gros c’est une énorme convention centré sur l’univers du manga. C’est souvent l’occasion d’y acheter des doujin (création en tout genre réalisées par des fans). Il s’y vend un tas de chose. Parmis toutes ces belles choses, j’ai  mis les mains -entre autre- sur cette création de Pisuke (Cocoronica 02) qui reprend à sa manière l’univers d’Alice au Pays des Merveilles. Un véritable régal.

A noter que ces doujin ne sont vendus qu’au Comiket et qu’ils sont rarement réédités. Bref des oeuvres d’art rare…

PS: Désole pour le mauvais éclairage je tâcherai de faire des clichés plus propres quand j’aurai le matos adapté.

PS2: La vidéo YouTube n’a rien à voir, c’est juste que c’est la musique que j’ai écouté en écrivant cet article et je l’ai trouvé adapté aux photos.

[Japanimation] Aldnoah.Zero (アルドノア・ゼロ), une série d’exception.

Aldnoah.Zero (アルドノア・ゼロ Arudonoa Zero?) est une série animée SF/Mecha développée par Olympus Knights et A-1 Pictures. Le réalisateur principal est Ei Aoki et et le concept original de la série vient de Gen Urobuchi, tous les deux avaient déjà travaillés sur l’excellent série Fate/Zero. Katsuhiko Takayama se charge du script,  Hiroyuki Sawano a composé le score et Kalafina est chargée de l’opening.

Une histoire d’Aldnoah

En 1972, un étrange portail fonctionnant à base d’Aldnoah (une source d’energie) et menant à la planète Mars fut découvert sur la Lune. Cette découverte marqua le début de l’installation humaine sur cette planète, notamment grâce à Rayregalia Vers Rayvers, qui se vit confier les secrets de l’Aldnoah. Un secret et un pouvoir transmis à ses descendants.
Quelques années plus tard, Mars et la Terre entrent en conflit, provoquant la destruction du portail lunaire et d’une partie du satellite. Ce phénomène, connu sous le nom de Heaven Fall, mis temporairement fin au conflit. Mais celui-ci est réanimé une quinzaine d’années plus tard lorsque la princesse martienne Asseylum Vers Allusia est assassinée au cours d’une visite diplomatique sur Terre. C’est dans ce contexte que débute la série.

Cataphracte

Un background impressionnant

Si la série est si prenante c’est probablement grâce à son background, tout au long de cette première saison pèse le poids des évènements de Heaven Fall. Ceci est renforcé par le fait que non seulement ces évènements aient une répercussion sur l’intrigue politique de l’histoire (le conflit terriens vs martiens) mais également sur la psychologie des personnages (le traumatisme psychologique de Marito par exemple). L’ensemble est cohérent, chose pas toujours facile dans ce genre de récit, et facilite l’immersion. Certes, en douze épisodes il est relativement difficile de s’ennuyer (quoique, Glasslip ait presque réussi ce triste exploit). La force toute particulière d’Aldnoah Zero c’est d’unifier les intrigues personnelles des personnages avec les évènements qui se déroulent dans la série de manière plus globale. Ainsi l’histoire de la princesse martienne Asseylum est intimement lié à celle de Slaine (le terrien ayant grandit sur Mars) et Rayet est une martienne vivant sur Terre. Ces personnages doivent évoluer dans un climat de tension globale entre terrien et martien (une guerre ouverte à proprement parler).

La rencontre entre Slaine et la princesse Asseyllum
La rencontre entre Slaine et la princesse Asseyllum

Une soundtrack épique

Globalement le score composé par Sawano est un sans faute du début à la fin, sachant alterné parfaitement les moments d’ambiance calme et posé et les scènes épiques de combat de mecha. Rajoutez à cela des OP et ED totalement en phase avec l’ambiance globale de la série, on peut quasiment parler de chef d’oeuvre. A ce titre je viens de recevoir le Score, les singles OP/ED et ça passe en boucle (parfait pour illustrer mes parties de Starcraft II)

Inaho, un héro très froid.
Inaho, un héro très froid.

2001, l’Odysée de l’Espace pour inspiration

Evidemmet Aldnoah Zero se posent en série de référence de part son staff (difficile de se planter avec une telle équipe à la tête du projet), mais également de part ses inspirations et ses clins d’oeil qui raviront les fans de science fictions. Evidemment, difficile de ne pas évoquer 2001, L’Odysée de l’Espace de Kubrick.

La Princesse de Vers et sa servante Edellrittuo. Notez le sol carrelé et la décoration avec un style victorien.
La Princesse de Vers et sa servante Edellrittuo. Notez le sol carrelé et la décoration avec un style victorien.
L'Odysée de l'Espace, les décors, les carrelages.... La comparaison est évidente.
L’Odysée de l’Espace, les décors, les carrelages…. La comparaison est évidente.

Toujours pas convaincu, voyez le site de découverte de l’artefact Martien sur la lune dans Aldnoah Zero et celui du monolithe lunaire dans 2001.

Notez l'architecture labyrinthique, les hommes en surplomb du site de fouille
Notez l’architecture labyrinthique, les hommes en surplomb du site de fouille
Que dire de plus...
Que dire de plus…

Par ailleurs le design des mechas rappelle forcément un peu celui de Gundam, en particulier celui du comte Saazbaum. Je pourrai continuer des heures tant la liste est longue, mais c’est autant de référence digérée qui rendent cette oeuvre agréable à suivre.

Un rythme soutenu en permanence

Aldnoah Zero ne casse (presque) jamais son rythme, les cliffhangers sont nombreux (celui de l’episode 9 m’a rendu fou) et l’attente du prochain épisode est à chaque fois plus pénible à endurer. Le final de cette première saison est un régal et laisse le téléspectateur avec une sensation de désespoir totale. L’attente jusqu’à janvier 2015 (pour la conclusion de la série en 12 épisodes) risque d’être très longue.

En résumé, vous l’aurez compris, je ne peux que vous recommander chaudement Aldnoah Zero qui est disponible en streaming gratuit VOSTFR sur Crunchyroll.

Un mois de juillet bien rempli

Je sais que vous scrutez ce blog tous les jours fébrilement (en tout cas, j’aime le croire) en attendant une mise à jour. Mes chères lectrices et lecteurs, soyez prêt car le jour tant attendu est arrivé! Autant vous prévenir tout de suite ce billet risque d’être long et ce sera un fourre tout. Car oui, comme le souligne le titre, ce mois de juillet fut bien rempli.

Commençons par le rayon animation qui comme le veut la coutume a vu l’arrivée des séries d’été au Japon. Evidemment il est encore trop tôt pour se prononcer sur la qualité des séries, mais déjà quelques grandes tendances émanent des premiers épisodes.

Glasslip - 03 - Large 03

Dans le registre « la série que j’attendais »: Glasslip, la nouvelle série de P.A. Works (Nagi No Asukara). Pour l’instant je dois dire que je suis un poil (mais vraiment un poil) déçu. Alors certes graphiquement la série est réussie, l’ambiance est indéniablement là, mais pourtant le tout me semble un peu trop faible en contenu (la série est prévue pour 13 épisodes et c’est tant mieux, car 24 épisodes auraient été un calvaire). Certes il y a un côté surnaturel qui, pour l’instant, n’est pas mis suffisament en avant. Alors attention, j’attends toujours avec impatience l’épisode suivant, mais la magie n’opère pas comme sur Nagi No Asukara.

Sailor Moon Crystal - OP - Large 01

Dans le registre « la grosse déception », comment ne pas parler de Sailor Moon Crystal. Ce reboot était attendu comme le messie est le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il m’a déçu, visuellement hideux, l’animation est horrible, le chara design est moche et globalement on se fait chier. Rien à dire de plus. Passez votre chemin.

Hanayamata - 01 - Large 14
Toi aussi, viens faire la fofolle avec Hana

Dans le registre « Voir des personnages mignons en train de faire des trucs mignons », je vous présente Hanayamata. Forcément je pense à K-On en regardant cette série (toute proportion gardée, on en est encore loin évidemment). Mais bon, c’est agréable à regarder et visuellement c’est vraiment propre. Mention spéciale au générique d’ouverture.

ALDNOAH ZERO - 03 - Large 30

Dans le registre « Mais What THE FUCK, je l’avais pas vu venir celle là »; Aldnoah Zero, développée par Ei AOKI qui a notamment bossé sur FATE, s’annonce déjà comme un chef d’oeuvre, l’animation tient la route, les musiques sont splendides et on sent un background ENORME. LA série de cette été, a voir de toute urgence.

 

Et tant qu’à rester dans le monde de la japanimation quelques photos d’arrivage récent, avec enfin le Full Set Little Busters! Refrain contenant donc l’intégrale de Little Busters!Ex (et la fin magistrale de l’arc Saya), et le presque Full Set Nagi No Asukara (plus qu’un volume).

Par ailleurs, je pense mon temps libre sur Starcraft II, oui, je suis passé Or en 1c1, ça ne veut peut être pas dire grand chose pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup! Un jour je serai Grand Maître (mais oui, mais oui, on y croît… haha).

transformers_age_of_extinction_optimus-prime

Un petit détour par les salles obscurs pour aller voir Transformers l’âge de l’extinction, et voilà que mon coeur palpite comme lorsque j’avais 10ans. Le dernier opus de Michael Bay est dans la droite lignée des précédents mais en puissance 10. Mention spéciale à la bande originale qui défonce encore bien comme il faut! On pourra critiquer sans cesse Michael Bay sur la qualité ou nullité de ses derniers films, je les trouve de mieux en mieux filmés. Le sens de la mise en scène pour les scènes de destruction est parfait. Je ne saurai que vous recommander de voir ce film, non pas pour son scénario, mais pour la baffe technique qu’il envoit.

Ce sera tout pour cette fois, je vous souhaite un bon été et un bon mois d’août les amis. Que la force soit avec vous.

Edge Of Tomorrow de Doug Liman

Edge Of Tomorrow fait un peu parti de ces films qui ont le cul entre deux chaises, ils sont, sur le papier taillés pour être des gros blockbusters et pourtant ils portent en eux un petit plus qui finalement les pénalisent (sur le plan purement « financier et rentable » j’entends). Pour informations, le film a presque fait un bide aux USA où il n’a récolté « que » 80 millions de billets verts en quelques semaines d’exploitation (c’est trop peu pour un film au budget de 178 millions de dollars)… Mais pourquoi ce succès si relatif (je vous rassure le film s’offre une belle carrière à l’international)?

Le jour sans fin du soldat Ryan pendant la guerre des mondes…

Oui, Edge of Tomorrow est un peu à la croisée des chemins entre Un jour sans fin (la journée qui boucle à l’infini), il faut sauver le soldat Ryan (la scène du débarquement) et La guerre des mondes version Spielberg (le road-movie dans un univers post apocalyptique), toutes ces références étant pour le moins élogieuse, le film aurait pu facilement sombrer dans la bouillie immonde. Mais ô surprise, ça fonctionne parfaitement. Le synopsis est assez simple…

Dans un futur proche, des hordes d’extratterrestres ont livré une bataille acharnée contre la Terre et semblent désormais invincibles: aucune armée au monde n’a réussi à les vaincre. Le commandant William Cage, qui n’a jamais combattu de sa vie, est envoyé, sans la moindre explication, dans ce qui ressemble à une mission-suicide. Il meurt en l’espace de quelques minutes et se retrouve projeté dans une boucle temporelle, condamné à revivre le même combat et à mourir de nouveau indéfiniment…

Tout est parfaitement bien exploité, le film parvient même à doser intelligemment humour, tension apocalyptique et histoire amoureuse avec une certaine justesse. Doug Liman, le réalisateur de La Mémoire Dans La Peau (seul épisode correcte de cette ignoble saga, -désolé pour les fans mais cette saga est une véritable mesquinerie) sait rythmer son film et s’arranger pour qu’on ne s’ennuie pas malgré les risques inhérents au choix de la répétition d’une boucle temporelle (casse gueule au possible). Le film est certes un film de science fiction mais reste totalement cohérent avec lui-même. Le résultat: on se prend au jeu et on « kiffe not’race ».

Edge Of Tomorrow

De part le speech un peu casse gueule, on pouvait s’attendre fatalement à voir des moments « chiants » ou redondants, et au final, tout passe comme une lettre à la poste. Ajoutez à cela des scènes de guerre totalement prenantes (référence inévitable à Il Faut Sauver Le Soldat Ryan, la scène du débarquement est maîtrisée de bout en bout, l’action est lisible et soutenue) et vous obtiendrez un film totalement équilibré et agréable à suivre, même pour un réfractaire à Tom Cruise ou à la science fiction.

Tom Cruise redevient Tom Cruise

Evidemment on ne peut pas parler de Edge Of Tomorrow sans parler de Tom Cruise, qui tient le rôle principal. Je serai peut être trop subjectif, mais je pense sincèrement que Tom Cruise est un des meilleurs acteurs de sa génération, un véritable génie. Le personnage qu’il campe va évoluer progressivement au cours du récit et la performance de Cruise est assez exceptionnel car il parvient à rendre crédible le récit. On se prend de compassion pour le personnage et sa situation des plus complexes. Initialement le Major Cage n’est qu’un pauvre soldat lambda est va devenir un héro (bref le film est presque une métaphore sur l’évolution de Tom Cruise qui n’était rien et qui est devenu un des acteurs les plus populaires de sa génération). Bref, Tom Cruise est un dieu.

Ne cherchez, pas cet homme ne veillit pas.

Emily Blunt, la dose d’oestrogène dans un monde de testostérone

Si les clichés ne manquent pas pour satisfaire les mâles en chaleur (les bons gros plans en ralenti sur l’actrice alors qu’elle est en train de faire des pompes en sueur) Emily Blunt (Rita) campe un personnage assez froid mais finalement très attachant au fur et à mesure qu’on la découvre (au même rythme que le personnage de Tom Cruise d’ailleurs). Rita est une héroïne ayant permis une victoire importante des humains contre les extra terrestres, elle possède donc une aura tout particulière que l’actrice a su parfaitement retranscrire. Par ailleurs l’alchimie fonctionne particulièrement bien avec Tom Cruise. Allez, comme je suis sympa je vous mets le gifs animé.

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Finalement ce film, c’est le film du siècle?

N’exagérons rien, et on ne peut parler de ce film sans évoquer sa fin. Soyons clair, elle est totalement loupée (rassurez-vous, ça ne concerne que les deux dernières minutes du film), mais elle dénote tellement avec le ton général du film qu’elle vient vraiment gâcher l’expérience. Vraiment, mais alors, vraiment dommage, car on sent clairement la fin imposée par le studio pour que ça passe en « bon gros film d’été ». Peut être une fin alternative pour la sortie BluRay. Par ailleurs la bande sonore reste assez discrète, du moins, pas vraiment de thème mémorable, les bruitages sont par contre très bon.

Visuellement c'est propre.

Bon, en résumé, j’ai adoré Edge Of Tomorrow, à la différence de tout ces autres blockbusters; c’est frais, c’est fun et c’est bien filmé. Quelques jours après le visionnage, il reste des images fortes, des moments « cultes » qu’on a envie de revoir. Une vraie réussite qui ne plaira pas aux gens cherchant de l’action décérébrée mais à ceux cherchant quelque chose de plus calme et « d’un peu » plus réfléchi. Je recommande.