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[Jeux Vidéo] Le Survival Horror cherche son leader?

S’il est indéniable que Bio Hazard (Resident Evil chez nous) est une licence commerciale et une véritable poule aux oeufs d’or pour Capcom, il faut bien admettre qu’elle est aussi une série fondatrice d’un genre aujourd’hui moribond: le survival horror. Resident Evil avait su à l’époque de sa sortie créer un ouragan dans le monde du jeux vidéo, créer une ambiance horrifique et immersive tout en proposant un gameplay innovant (pour l’époque) avec des petites astuces qui contribuaient encore plus à l’immersion (les coffres, les points de sauvegardes en forme de machine à écrire et ruban encreur…).

A l’heure d’aujourd’hui il est sûre que Resident Evil n’est pas LE jeu le plus effrayant qui existe mais il faut lui concéder une chose, sans lui tous les autres survival n’existeraient pas (ou du moins seraient bien différents). Pourtant aujourd’hui, il faut bien reconnaître que le genre est plutôt… Absent? Resident Evil, lui même n’est plus un survival horrror, mais un (bon) TPS vaguement horrifique. Fini le temps du manoir perdu dans la forêt de Racoon City, fini le manque de munition, le stress de savoir si l’on va survivre jusqu’à la prochaine salle de coffre. Le problème en soit, n’est pas que Resident Evil ait changé d’orientation, le problème c’est surtout qu’aucune licence n’a réussi à reprendre le flambeau à bras le corps… Le survival horror n’a plus de leader.


Certains évoqueront Silent Hill; Silent Hill 5 est un bon titre (difficile de le nier) mais n’a ni la carrure d’un Resident Evil, ni la fulgurance artistique d’un Silent Hill 2. Les derniers autres opus de la franchise sur les consoles portables ou sur Wii sont de bonnes factures, voire même excellents mais n’ont pas suscité l’engouement nécessaire pour entraîner une nouvelle vague dans l edomaine. Alors on peut toujours espérer que le prochain Silent Hill sur console de salon soit à la hauteur, je n’y crois pas vraiment malheureusement (tout juste sera-t’il de la taille de Homecoming).

Après d’autres franchises existent comme celle des Project Zero (réellement flippant pour le coup) ou encore la série des Sirren (dernier opus en date sur PS3, très réussi mais « trop » japonais pour avoir un impact significatif sur le marché). Il existe aussi des OVNIS; Rule Of Rose, D ou le très récent Amnesia: The Dark Descent (FPS horrifique où vous ne possédez aucune arme) que je vous recommande chaudement, mais là encore, rien qui ne puisse littéralement porter le marché. A croire que les gros éditeurs sont plutôt frileux à miser sur des projets purement horrifique, à croire que les joueurs ne marcheraient pas (c’est peut-être le cas). Dommage.

J’allais presque oublier de parler d’Alan Wake. Titre exclusif à la XBox360, les références à Stephen King sont plus qu’évidente et clairement, c’est probablement le meilleur jeu horrifique de cette génération de console, même si, je dois avouer que je n’ai pas non plus étais tenu en haleine durant tout le jeu, d’ailleurs je n’ais même pas eu envie de télécharger le dernier DLC. Je finis par me dire, une fois encore, que c’est moi qui change. Ou peut-être que, forcément après avoir jouer à tellement de jeu et bien que pour me foutre les chtons c’est plus difficile.

Le pire c’est que même l’association Shinji Mikami (Resident Evil)+ Akira Yamaoka (Silent Hill) va accoucher d’un Shadow Of The Damned qui s’annonce être un bon jeu d’action mais clairement pas un jeu d’horreur à ambiance. Tant pis. Le futur du survival horror s’annonce sombre (et pour le coup ce n’est pas bon signe), l’espoir reste permis avec Resident Evil 6 qui devrait revenir aux fondamentaux (mais bon, les promesses…). Tout ceci est d’autant plus frustrant que la peur est pourtant bien présente dans les jeux vidéos, ici et là, de temps en temps, mais l’action prend presque toujours le dessous, comme pour éviter un excès interdit. Si quelqu’un a une raison à cet état de fait, je suis preneur, car vraiment, je n’y comprends rien.