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[RetroGaming] Jurassic Park – SNES

Souvenez-vous de cette époque… Jurassic Park, le film débarquait dans nos salles obscurs, j’étais (comme un tas d’autres personnes) impatient de découvrir ce qui s’annonçait déjà comme un film FANTASTIQUE et HORS NORME. La suite, on la connaît, Spielberg a littéralement ancré son film dans l’histoire des films de monstres. La baffe fut (pour moi en tout cas) monumental et certaines scènes resteront gravées dans ma mémoire (« Ils se déplacent en troupeaux!!!! ») à tout jamais! Biensûre, à l’époque comme tout bon gros blockbuster qui se respecte, Jurassic Park a eu droit à de multiples adaptations sur les consoles de jeux de l’époque.

Aujourd’hui, je vais donc vous présenter mes souvenirs de la version Super Nintendo du jeu. Il faut savoir qu’à cette période, les versions Super Nes et MegaDrive d’un même titre était souvent très différente l’une de l’autre car les jeux n’étaient pas confiés aux mêmes équipes de développement. Jurassic Park n’échappe pas à cette règle. Et pour la version Super Nintendo, c’est OCEAN qui s’y colle (OCEAN qui à l’époque collectionnait les adaptations de films, avec plus ou moins de réussite).

Le jeu ressemblait un peu à un Zelda (vue de dessus) en mêlant des phases en FPS (très rare sur les consoles 16 bits à l’époque). On y incarnait le Docteur Grand mais pour être franc avec vous, je n’ai jamais fini ce jeu. En fait il fallait récupérer des oeufs de dinosaures, en se baladant sur Isla Nublar (l’île aux dinosaures) et prendre le ferry pour se barrer en vitesse avant de se faire bouffer par les reptiles géant (« Vous avez un T-Rex?? »). Le problème, ce n’était pas tant la difficulté en elle-même, une fois qu’on avait chopper les patterns des différents dinosaures (et ils étaient peu nombreux; Raptors, Triceratops, Trex, Galiminus et Dilophausore (les seuls dont je me souvienne)) ils ne nous emmerdaient pas plus que ça… Le véritable problème c’était le fait que l’on ne puisse pas sauvegarder et qu’il n’y ait pas de système de mot de passe, et pour une sorte de Zelda, je vous laisse imaginer l’enfer.

Résultat, on se retrouvait parfois à recommencer plusieurs fois le jeu et progresser un peu à tâton. Un peu dommage, d’autant que défois je ne savais plus vraiment où aller par manque d’indications de la part du jeu: FRUSTRANT! D’autant plus frustrant qu’en lui même, le jeu regorgeait de petit détail faisant des clins d’oeil aux films; fiches documentaires sur les dinosaures, intervention des différents persos du jeu, une carte assez grande (en tout cas dans mon souvenir).

D’un point de vue technique, j’en garde un bon souvenir, les cartes étaient colorées et assez variés (zones de jungles, zones plus arrides et zone plus urbaines avec les bâtiments du park). Certains endroits étaient particulièrement reconnaissable; Centre des Visiteurs, enclos des Raptors (brr). Lorsque l’on rentrait à l’intérieur d’un bâtiment, le jeu se transformait en FPS (par contre il n’utilisait pas de puce supplémentaire comme l’adaptation de Doom), donc sans révolutionner les FPS de l’époque, Jurassic Park pouvait se targuer d’avoir un mode de vue à la première personne (encore une fois rarissime à l’époque sur console). Le mieux c’est que ce mode était assez agréable, je m’y suis vraiment éclaté comme un petit fou!

En résumé, je garde un excellent souvenir de ce jeu… Mais il m’aura vraiment énervé par moment, vous vous souvenez dans le film quand ils essayent de désactiver le système de sécurité et qu’ils arrivent sur l’ordi de Nedry?: « MERDE JE DETESTE CE GENRE DE CONNERIES », et bien c’est un peu près le genre de phrases que je sortais quand je me faisais bouffer bêtement après 4heures de jeu non stop… Try Again…

Entre adaptation fidèle au film et jeu mixant deux genres vidéoludique en vogue à l’époque, Jurassic Park avait tout du mega Hit, mais sa répétitivité et sa progression difficile faisait de lui simplement un jeu sympa mais sans plus… Ceci étant dit, on était vraiment loin de la bouse!

[Cinéma]Les 10 films qui m’ont marqué…

Je suis tombé l’autre jour sur un billet d’un blog Gamekult (que je n’arrive plus retrouver! si son auteur se reconnaît, qu’il me fasse signe) qui présentait les 10 films qui avaient le plus marqué Tarantino ses dernières années. J’ai trouvé ça intéressant, peut-être plus que le classique « Les 10 meilleurs films de tous les temps » et compagnie. J’ai donc décidé de me prêter au jeu. Je précise donc bien qu’il s’agit des 10 films qui m’ont le plus marqué, ce ne sont pas forcément les meilleurs dans leur genre, mais ceux qui pour moi, font date dans ma vie de cinéphile. Il n’y a par conséquent pas de classement, et l’ordre dans lequel je cite les films et purement indicatif.

Robocop de P.Verhoeven

[singlepic id=215 w=416 h=312 float=left]Probablement le film qui m’a le plus choqué de toute ma vie… En effet, je l’ai vu relativement jeune, et la scène de l’assassinat de Murphy par les gangsters m’a fait faire des cauchemards pendant plusieurs jours. Je ne présente plus le film de Verhoeven, sommet de violence, pamphlet politique contre une société ultra sécuritaire mais aussi relecture très libre de la Bible. Ca fait toujours rire les gens quand je compare Robocop au Jésus de l’an 2000 pourtant c’est la comparaison qui me paraît la plus juste. Alex Murphy est un brave flic, non corrompue qui croit en de vrai valeur, il se fait assassiné ou devrais-je dire « crucifier par les balles » (car c’est réellement l’expression qui convient) puis ressuscite et répand la « bonne parole » à coup de pistolet. Murphy allias Robocop étant initialement une machine créer par l’OCP pour faire respecter la loi devient rapidement incontrôlable et n’obéira assez vite qu’à lui même, à l’homme qu’il est resté, à son sentiment de vengeance que rien ne pourra effacer. La force du film est dans son caractère brute, sans compromis. Ceux qui ricanent à la simple vision du titre n’imaginant là qu’une mauvaise série B, devrait tenter l’expérience et regarder ne serait-ce qu’une fois un film qui est 100% authentique et unique en son genre. Car ce ne sont pas les suites, qui pour le coup sont grosso-modo des rattages total (Verhoeven n’est biensûre plus à la barre), ou les pales imitations qui peuvent se targuer d’un tel effet coup de poing à la première visualisation. Un remake est en préparation avec Darren Aronofsky à la barre, et malgré tout l’admiration que j’ai pour Aronofsky, je me demande bien pourquoi Robocop a besoin d’être remaker… Mais bon attendons avant de crier au scandale, car une relecture habile pourrait, pourquoi pas, donner quelquechose de réellement intéressant, mais à première vue; je suis contre.

28 Jours Plus Tard de Danny Boyle

[singlepic id=208 w=320 h=240 float=right]J’aurais pu citer presque toute la filmographie de Danny Boyle, car chaque film est un coup de poing, tellement l’homme sait nous prendre à dépourvu à chaque fois. Mais 28 Jours plus Tard reste pour moi son film le plus efficace, et là aussi, complètement authentique en son genre. Le genre du survival a là un modèle qui restera probablement inégalé pour longtemps (28 Semaines Plus Tard lui étant supérieur sur le plan de l’action et de la violence, mais assez nettement inférieur en terme d’ambiance et de scènes de génie). La sensation inédite que procure le film est probablement due à un tas d’éléments; la qualité de l’image: volontairement poisseuse (impression accentuée à la vision du film en BluRay, d’ailleurs quand on arrive à la fin du film -et donc du cauchemard- le changement de caméra et le -nettoyage de l’image- est d’autant plus remarquable et apporte une sorte de bol d’air frais qui fait plaisir), la bande sons de John Murphy, des scènes de génies (je pense notamment au passage où les différents protagonistes assistent de manière totalement émerveillé à la promenade d’une famille de chevaux) et une progression particulière de l’intrigue où à chaque fois que l’on croit que l’on va vers le mieux on va en fait vers le pire. Véritable descente aux enfers, le film dresse un tableau sombre de l’humanité où rien ne nous ait épargné, montrant à quel point l’homme peut se montrer inhumain(!) lorsqu’il perd tout espoir et que la peur le domine.

Jurassic Park de Steven Spielberg

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L’émerveillement pur et simple, je me rappelle mon état à quelques jours de la sortie du film en salle: une vraie pile électrique, je voulais aller le voir coûte que coûte! Et forcément avec Spielberg, ça a été l’extase quasi-immédiate: la scène où on découvre les brachiosaures avec la musique de John Williams. C’est toute la magie Jurassic Park condensé en une seule scène. Evidemment, le film ne s’arrête pas là, puisque tout le monde se souviendra de l’arrivée du T-Rex ou encore de la chasse avec les vélociraptors. L’avantage comme toujours avec Spielberg, c’est que l’on peut se contenter de simplement regarder le film sans le creuser pour l’apprécier; Jurassic Park est un émerveillement de tous les instants, rappelant que le règne animal tel qu’on le connaît n’était pas grand chose comparé à ces reptiles géants! En un mot j’adore… Vivement une sortie en BluRay! Et j’en profite pour laisser un petit clin d’oeil à tous les grands fanatiques de la 3dimensions… On peut encore faire des choses parfaites sans la 3D, comparez le T-Rex de Spielberg et le T-Rex de Jackson dans le remake de King Kong est vous comprendrez…

Aliens de James Cameron

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Alien, premier du nom (de Ridley Scott) m’avait profondément scotché, je pense notamment à la découverte du Space Jokey (mon Dieu qu’est-ce que ça a pu me torturer l’esprit à l’époque!), c’est très simple, en 20 minutes on sent tout de suite la force potentielle que dégage la série, mélange entre angoisse, fascination et horreur; on tient là une mine d’or. Alien est un thriller terriblement efficace et stressant. Mais pour moi, la véritable claque viendra avec celui de James Cameron, à savoir Aliens (ou « Alien 2 » pour les incultes). C’était peut-être due au fait qu’il y avait une petite fille dans le film et que pour l’époque ça m’avait marqué et je m’étais attaché à ce personnage… Mais cette ambiance futuriste/apocalyptique dans un univers peuplé de robot, cyborgs (on comprend à la vision de ce long métrage que James Cameron adore Gunnm) et xénomorphes m’a toujours fasciné. A ce jour, c’est pour moi dans le genre, la meilleure réalisation qui soit. Le moment fort pour moi, étant le passage où Ripley rencontre la reine Alien pour la première fois(la respiration de cette dernière…. Brrrr).

Martyrs de Pascal Laugier

[singlepic id=214 w=416 h=312 float=left]Je ne reviendrai pas sur la baffe monumentale que fut Martyrs pour moi. Après je comprends tout à fait que ce soit « too much » pour certaines personnes et qu’on puisse ne pas « accrocher« . Mais on a au moins là le mérite d’avoir une véritable proposition de cinéma, authentique et personnelle. C’est tellement rare de nos jours, que ça mérite qu’on s’y intéresse et que l’on respecte cette oeuvre. Car elle a trop était traînée dans la boue à mon sens. Et puis dans une société qui n’a plus comme Leïtmotiv que antiracisme et bien-pensance, Martrys fait du bien. J’ai toujours pensé qu’un film comme Martyrs apporte bien plus aux minorités qu’un film comme Banlieue13 (qui eux, sont à mon sens, de véritables produit racistes pur… Je ne reviendrai pas sur B13-Ultimatum, où la vision du réal, en gros, c’est: mettez des arabes dans une cité confiné, ils deviendront forcément des terroristes, mettez des chinois dans une cité confinée, ça deviendra forcément des membres de la triade et mettez des russes dans une cité confiné, ça nous donnera des dealers et des trafiquants… Quelles visions du monde, surtout quand on sait que la cible principale de ces films sont essentiellement les jeunes en difficultés et ayant des problèmes d’identification…). Aussi incroyable que cela puisse être, B13 se distribue sans difficulté, et cartonne chez ceux qui crient au racisme alors que le film est un condensé de cliché raciste, alors que dans Martyrs l’actrice principale est marocaine et fait autre chose que de « jouer le rôle des arabes au cinéma »… Allez comprendre… Enfin, nous ne sommes pas là pour parler politique dans le cinéma (aussi intéressant que cela puisse être)… En bref Martyrs va faire date dans le cinéma français pour moi, mais aussi date dans le cinéma de genre. Appelez moi quand un réalisateur fera un film aussi pur, puissant et authentique que Martyrs.

Innocence de Lucile Hadzihalilovic

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Innocence fait partie de ces films qui ont une aura toute particulière; celle de diffuser en continue durant presque 2 heures la pureté de l’enfance et…. de l’innocence. Evidemment comme tout film qui s’attaque à ce genre de sujet, on a eu droit à toute sorte de polémiques foireuses et débiles dont je vous passerai les détails ici, le fait est que Innocence m’a procuré une sensation que je n’avais jamais ressentie devant un écran (comme tous les films dont je vous parle ici). Et pourtant, dans ce film, il ne se passe pas grand chose, on suit juste avec une sorte d’aura mystique continue la vie de plusieurs jeunes filles vivant dans une sorte de pensionnat isolé en plein milieux des bois. Un film magnifique, beau et vraie sur l’enfance et son évolution progressive vers l’âge adulte avec tout ce que cela implique. A voir pour ne pas mourir bête, et contemplez ce qu’est l’Innocence.

Suspiria de Dario Argento

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Alors là, noyaux dur, festival de couleurs et d’émerveillement. Je pense que la mise en scène de Argento sur Suspiria restera inégalée pendant très très longtemps. Là aussi, l’originalité et l’authenticité de l’oeuvre de Argento en fait presque un chef d’oeuvre immédiat et définitif. J’adore tout simplement et à chaque vision je ne peux m’empêcher de penser à Alice aux Pays Des Merveilles et je me dis que finalement c’est à ce jour la meilleure adaptation non officielle du roman de Lewis Caroll (attendons la version de Tim Burton). Si vous aimez les jeux de couleurs, foncez, vous allez être servi. Remis dans le contexte de l’époque, Suspiria est véritablement un OVNI cinématographique (bien que Profondo Rosso restera LA révolution de Dario Argento) qui restera un OVNI pour encore bien longtemps et c’est tant mieux!

Critters 2 de Mick Garris

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Pour moi la comédie horrifique déjantée pour Geek par excellence (avec Ghostbusters). Certes, c’est un choix qui peut surprendre, car c’est loin d’être un film très célèbres, mais ces boules de poils carnivores complètement disjonctée, ça me fait littéralement tripper… Des passages cultes à la pelle: le lapin de Pâques, la boule de critters, le chasseur de primes qui change son apparence (l’aggraphe…. Ceux qui ont vu le film comprendront :D). La comparaison avec Gremlins n’ayant pas lieu d’être, Gremlins étant une critique de notre société, Critters étant un véritable film de série B totalement assumé! Les suites sont un peu moins intéressantes mais tout aussi assumée… Alors pourquoi s’en priver!

Laurel & Hardy-La maison de la Peur de James Parrott

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J’ai choisi celui-ci parce qu’il fallait en choisir un, mais tous les films de Laurel & Hardy sont géniaux à mon sens. La maison de la peur m’a beaucoup plus parce qu’il joue un peu avec les codes des slashers tels qu’on les connaît aujourd’hui alors qu’à l’époque, par définition, le slasher tel qu’on le connaît n’existait pas. Mais là n’est pas l’essentiel L’essentiel c’est ces deux acteurs, ces deux personnages longtemps immités mais jamais égalé! Je suis un grand fan de Laurel et Hardy, je possède toutes les VHS sortis à l’époque, tous les DVDs sortis en France et quelques un sortis à l’étranger, mais je n’ai toujours pas vu tous leurs films, mais un jour j’y arriverai! Flirtant toujours entre l’absurde et le burlesque, ce qui me fait dire que ces deux là avaient un talent hors du commun c’est qu’à chaque visionnage, je rigole réellement: chose qui ne m’arrive plus aujourd’hui avec les comédies actuelles (pour certaines je ne rigole même pas au premier visionnage,c’est dire…) Autre point qui est remarquable, les passages musicaux et chantés, et Dieu sait que je ne suis vraiment pas fan de ce genre de passage à l’accoutumé, mais là… Quoi dire, je trouve ça fabuleux, je ne résiste pas à l’envie de vous mettre une petite vidéo compilant 3 passages musicaux choisis aléatoirement dans leur GIGANTESQUE carrière: (le dernier segment lorsque Stan joue de la harpe avec son matelas de cellule de prisons: c’est magique!)


At en bonus, au hasard, un passage qui montre tout le comique de l’absurde de Laurel & Hardy… Il faut comprendre l’anglais, je n’ai pas trouvé de VF (qui est pourtant très bonne!) [J’ajouterai que je ne comprends pas vraiment le lien avec le titre de la vidéo -rappelons que nous sommes dans les années 30-]:

The Texas Chainsaw Massacre de Tobe Hooper

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Ce film aura marqué ma rétine de manière indélébile; la scène du dîner, forcément restera dans ma mémoire pour longtemps, les yeux injecté de sang de cette jeune fille qui se demande bien où elle est tombée, les cris incessants du frangin de LeatherFace, le grand-père, la scène de fin où LeatherFace fait tournoyer sa tronçonneuse de rage d’avoir laissé échapper sa proie… Inoubliable… A la différence du remake de Marcus Niespel (qui reste un EXCELLENT divertissement) mais qui a vite était noyé dans la masse des films d’horreur actuel: conventionnel et in-imiaginatif au possible, sans saveur et redondant. Dommage, que comme beaucoup Tobe Hooper n’ait pas eu le même génie salvateur pour tous ses films suivants…