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Hibike! Euphonium, la dernière production signée Kyoto Animation

Le savoir-faire de Kyoto Animation en terme d’animation n’est plus à prouver (et si vous me suivez un temps soit peu, vous savez que je place ce studio en plus haute estime), mais le studio a encore repoussé les limites avec sa dernière production; Hibike! Euphonium. Retour rapide sur cette série pour vous expliquer pourquoi elle est le bien incarné et pourquoi vous devez la voir.

En guise d’introduction, je précise que je viens de regarder le douzième et avant dernier épisode, et que l’envie d’écrire un billet fut plus forte que jamais, impossible pour moi d’attendre la semaine prochaine pour le dernier épisode. Par conséquent je ne m’exprimerai pas en ayant vu la série dans son ensemble, mais très sincèrement, peu importe le dernier épisode (qui ne pourra être qu’excellent de toute façon), je peux déjà dire que cette série est un pur bijoux venu du pays du soleil levant. Il me paraissait cependant important de préciser ce petit détail afin d’être le plus hônnete possible envers vous.

Une histoire de fanfare

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Initialement Hibike! Euphonium est un roman écrit par Ayano Takeda, selon mes recherches l’auteur en question n’a pas écrit d’autres oeuvres majeures (elle est cependant encore très jeune (née en 1992)). L’histoire se focalise sur le quotidien d’une fanfare d’un lycée (Kitauji). Chaque année un concours national est organisé entre les meilleures fanfares de tous les lycées. La fanfare du lycée Kitauji n’a jamais réussi à se qualifier pour ce concours, mais il semblerait que cette année les membres de la fanfare aient la volonté d’honorer leur lycée de la plus belle des façons; en préparant le concours avec détermination.

Hibike! Euphonium est donc une série qui va faire la part belle à la musique, au sens le plus noble du terme puisque cette fois il sera question de trombone, euphonium, contrebasse et percussion. Si de prime à bord il est tentant de rapprocher la série à K-On, les deux séries sont pourtant assez éloignée; K-On utilisait la musique comme moyen de raconter l’histoire de 5 adolescentes vivant leur dernière année de lycée, Hibike! Euphonium se focalise vraiment sur les difficultées liée à la pratique d’un instrument.

De la musique mais pas que…

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Le personnage principal de l’histoire est Kumiko Oumae, une jeune fille qui joue de l’euphonium depuis son plus jeune âge. Au début de l’histoire elle arrive dans son nouveau lycée et s’inscrit à la fanfare avec la ferme intention de ne plus jouer de l’euphonium (instrument qu’elle ne semble plus supporter, malgré qu’elle en joue depuis toujours). Elle va retrouver une connaissance, Reina Kousaka, une élève assez mystérieuse, passionnée de trompette, qu’elle côtoyait au collège. On sent une réelle tension entre les deux personnages, Kumiko semble souffrir d’un complexe d’infériorité vis à vis de Reina. Vous dire de quoi il en retourne serait vous gâcher le plaisir du visionnage de la série. Disons simplement que la relation unissant les deux personnages est vraiment une des plus belles trouvailles de ces dernières années en terme de narration. L’histoire finit par entremêler toute sorte de sentiments propre à l’adolescence; l’amour, la haine, la jalousie, l’amitié… et c’est fait avec une telle réussite que ça en est éblouissant. La série vaut la peine d’être regardée rien que pour la relation entre Kumiko et Reina.

Les autres personnages ne sont pas en reste, même si on n’échappe pas à certains poncifs de l’animation japonaise, le tout est suffisament rafraîchissant et tellement bien amené qu’on se surprend à avoir le sourire aux lèvres (ou les larmes aux yeux, c’est au choix) à la fin de chaque épisode (20 minutes c’est trop court!). C’est le propre des bonnes séries d’avoir des personnages secondaires attachants qui se dévoilent au fur et à mesure des épisodes. Evidemment le coeur de l’intrigue reste la vie de la fanfare avec ses joies et ses difficultées; la gestion des rivalités au sein de la fanfare, le choix des solistes, le rythme des répétitions. Un des autres sujets fils rouges est la place à apporter à une telle passion pour la musique pour des élèves encore au lycée; le sacrifice de la préparation de l’entrée à l’université…

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Une réalisation exemplaire

Kyoto Animation a toujours su proposer des séries quasi parfaite sur le plan technique et Hibike!Euphonium ne déroge pas à la règle. Soyons clair, la série est une véritable pépite sur le plan de la réalisation. Les choix de mise en scène sont judicieux, les éclairages sont parfaits et l’animation des personnages est un sans faute. Précisions importante, je parle là des épisodes diffusés à la TV, il ne s’agit pas encore des épisodes sorties en BluRay/DVD (précisons qu’il est relativement coutume au Japon que les séries soient retouchés lors de la sortie en DVD/BluRay afin de soigner l’animation ou les effets spéciaux). Comprenez que les épisodes diffusés à la TV, du fait des impératifs de temps pour la diffusion et au coût exorbitant de la production de telles séries animées, ne sont pas toujours fignolés comme ils le devraient lors de leurs diffusions. Tèrs clairement, Hibike! Euphonium a bénéficié d’une attention et d’un soins particulier. Mais puisque quelques images valent mieux que des mots, jugez par vous même.

Kumiko dans l’episode 12

 

« Tu resteras à mes côtés, tu ne me trahiras pas? -Si je te trahis tu auras le droit de me tuer »
La qualité de l’animation des personnages lorsqu’ils jouent de leur instrument respectif est bluffante, d’autant qu’il existe une synchronisation parfaite avec le sons qui sort de l’instrument.

Je ne pouvais pas ne pas parler de la bande sonore qui est là encore parfaitement juste, et ne fait jamais dans la surenchère. Les scènes de répétition sont criantes de réalisme, on a l’impression d’y être. Mention spéciale au design sonore, les sons changent vraiment selon l’acoustique du lieu où se trouvent les personnages. Un sans faute.

 

Ishihara Tatsuya; un réalisateur à part

Le CV du bonhomme force le respect, réalisateur de Air, Clannad, Clannad After Story, La Mélancolie d’Haruhi Suzumiya, Kanon, j’en passe. Si Hibike! Euphonium n’est peut être pas son plus grand chef d’oeuvre, il n’en reste pas moins que la série se place déjà comme une pièce maîtresse de son auteur. Ishihara Tatsuya sait toujours manier avec brio la mise en scène et retranscrire des émotions avec perfections.

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Une série qui fera date dans l’histoire de l’animation

Une fois encore, et au risque de me répéter, Hibike!Euphonium va marquer l’animation japonaise de son empreinte, j’en suis certain. Que ce soit par son côté technique ou la complexité de son héroïne principale (vraiment pas comme les autres), la série se laisse regarder sans sourciller. Chaque épisode est un petit plaisir, le final est programmé pour la semaine prochaine. J’ai hâte.

La série est disponible en VOSTFR sur Crunchyroll, n’hésitez pas.

[Arrivage] Clannad BluRay Box Limited Edition

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Je suis enfin l’heureux possesseur de l’édition BluRay limitée de Clannad (saison 1). Le box fait beaucoup penser au box BluRay de Air TV (normal, même éditeur) mais les couleurs passent du bleue au rose. Sobre mais efficace, c’est le maître mot de cette édition. Vous noterez par ailleurs que l’ensemble du coffret n’est illustré qu’avec les personnages féminins (pas d’Okazaki, encore moins de Sunohara). En plus des BluRays, on retrouve un livret qui contient tous les crédits (épisodes par épisodes) et… c’est tout; pas d’illustrations bonus, ou quoi que ce soit d’autres (un poil décevant compte tenu du prix, quoiqu’il revient moins chère d’acheter ce box que l’ensemble des DVDs de la série!).

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Pour le moment j’ai simplement regardé le début du premier épisode (prégénérique+générique), l’image est parfaite, les couleurs resplendissantes (la scène où Nagisa rencontre Tomoya marque parfaitement les contrastes). Voir Clannad en HD et en 16:9 est presque un régal immédiat. Certes l’image ne fourmille pas de détails (série TV…) mais, par rapport aux éditions DVD, il n’y a vraiment pas photos, croyez-moi! Autre détail qui a son importance et qui vaudrait presque de l’or, les sous-titres anglais sont bien PRESENT (il s’agit des sous-titres présents sur les DVD Z1) et on peut écouter la série en PCM 2ch, DTS HD 5.1ch et PCM 5.1ch

Ce soir, j’essaierai de mettre à jour l’article avec des screenshots et des infos concernant les bonus du BluRay (quelques petites choses très intéressantes!)…

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[Japanimation] Key & Kyoto Animation: la beauté du drame…

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Je suis devenu un fan absolu des drames, et ce d’une manière générale (livre/film/musique), non pas que je sois devenu sado-masochiste, juste que j’aime ressentir l’émotion. Je pense (et ce n’est que mon avis) que la beauté et la joie sont mise en exergue de manière bien plus forte dans un drame que dans un autre registre, c’est un peu la théorie du Yin et du Yang; s’il y a de la joie quelque part, il y a forcément de la tristesse ailleurs… A mon sens cette doctrine doit s’appliquer dans une oeuvre artistique pour qu’il n’y est pas un sentiment de tromperie au final.

A ce titre s’il y a bien une collaboration que j’apprécie dans le domaine de l’animation japonaise c’est celle qu’entretiennent Key et Kyoto Animation. Key, le célèbre développeur de Visual Novel, géniteur -entre autres- de Clannad et de Air– est passé maître dans la capacité d’émouvoir. Le passage du jeu à l’animation n’était pourtant pas joué d’avance, et encore fallait-il un studio capable de mener à bien une telle adaptation. Clairement, avec Kyoto Animation, on ne pouvait pas trouver mieux. J’aimerai revenir un peu sur deux adaptations qui sont particulièrement réussies; Air et Clannad. A noter que je ne me pencherai que sur le cas des séries animés et non pas des jeux. Je précise que je spoile (j’aime pas ça, mais pour analyser un peu la série je suis obligé) un poil sur Air (je précise avant), et je spoile presque tout Clannad dès mon deuxième paragraphe (je précise avant).

Brise…

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Air se tient en douze épisodes, et nous narre grosso-modo la vie d’une jeune fille –Misuzu– qui semble peut sûre d’elle-même et très timide. Dès le premier épisode elle fera la rencontre de Yukito Kunizaki, un jeune garçon itinérant qui gagne sa croûte grâce à un spectacle qu’il réalise avec sa marionette qui semble pouvoir se déplacer toute seule. Finalement, dès cette présentation de la marionette, on sait déjà que la magie sera présente tout au long de la série. Mais ce qui fait la force de Air est son univers; des personnages attachants (Misuzu crève l’écran de son innocence) et un environnement vivant. Ce dernier point est d’ailleurs très important, car à l’image d’un Makoto Shinkai qui a très bien compris que pour ancrer ses personnages dans un univers crédible il fallait un environnement tout aussi crédible, les décors de Air sont d’une rare beauté pour une série animé. On peut citer le vieux port où Misuzu et Yukito se rencontrent pour la première fois, ou encore le vieux temple, la plage où encore la balade dans les bois dans les flashbacks de Yukito. Ci-dessous la première rencontre entre Yukito et Misuzu.

Le traitement des personnages n’est pas en reste non plus; Misuzu cache une véritable tristesse et une grande sagesse derrière son apparence de petite fille frêle et un peu niaise, Yukito garde un secret qui le ronge lentement, il en est de même pour tous les personnages du récit, chacun ayant sa partie caché qui ne se découvrira qu’au fur et à mesure. Là où on retrouve la marque de fabrique de Key, c’est dans le traitement du chemin initiatique des protagonistes. En fait, chaque personnage va vivre des épreuves difficiles moralement et/ou physiquement, pourtant derrière chaque souffrance, il y a toujours un enseignement à tirer. Ainsi s’il est vrai que Air est une série animée particulièrement triste, elle véhicule un message rempli d’espoir et de courage.

Evidemment, et là je vais spoiler, la conclusion avec la dernière scène entre Misuzu et sa mère reflète parfaitement le message clé du récit, atteindre son but quoiqu’il en coûte. En fait, je pense que Misuzu sait depuis le départ qu’en menant l’été qu’elle projette de mener (rencontrer Yukito, connaître ce qu’est une vraie relation d’amitié avec quelqu’un etc) elle en mourra, mais cette fois (à la différence des étés précédents) elle a décidé d’aller au bout de son but et de Vivre (avec un grand V) sa vie comme elle en a toujours rêvé et ce, au prix de souffrance physique et morale. La mort, ici, ne représente ni une victoire, ni une défaite juste la constatation d’une vie bien remplie bercée par des rêves et l’accomplissement de ces derniers.

Par ailleurs revoir la série après l’avoir vue une première fois me conforte dans cette idée. De plus lorsque l’on connaît la signification de Sora (le corbeau), la lecture des épisodes prend encore plus de sens. Misuzu derrière son apparente faiblesse nous apparaît comme la fille la plus courageuse que l’on ait jamais rencontré. Il ne s’agit pas de conclure qu’il faut souffrir pour avoir une belle vie (loin de moi cette idée) mais juste que dans la vie il arrive qu’on prenne des coups (tant mieux pour ceux pour qui ce n’est pas le cas!)

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Air a tout de la série dramatique par excellence, des personnages attachants -gao-, des décors fabuleux rendants encore plus dramatiques les passages tristes (quand Michiru dit aurevoir à Minagi) et une ambiance sonore le plus souvent très adapté (même si perfectible). Je pense que la seule série qui puisse la surpasser en terme d’intensité dramatique est Clannad: After Story.

Clannad, parce que le premier pas est toujours le plus dur…

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Clannad reprend beaucoup des ingrédients de Air et un peu de Kanon (version 2006). A la différence de Air, Clannad a une dimension supérieure dans le nombre de protagonistes (Air se concentrent presque quasiment sur Misuzu et Yukito), dans Clannad, même si c’est Nagisa et Tomoya (et surtout Tomoya) qui sont au premier plan, tous les autres personnages ont un rôle parfois primordial à jouer. La question que je me suis toujours posé à propos de Clannad est; est-ce qu’on a affaire à une romance ou à un dessin animé sur la vie. Encore aujourd’hui, je n’arrive pas à trancher… Une des particularités de Clannad c’est que la série se décompose en deux saisons, en fait ces deux saisons sont un peu de délimitation arbitraire: dès le départ la saison 2 était prévue, comprenez par là que la saison 1 n’a aucune raison de vivre sans la saison 2.

Pourtant les deux saisons sont radicalement différentes l’une de l’autre. La saison 1 posera les bases, s’attachera à développer les personnages, à tel point qu’au moment du final de la saison 1, je me suis demandais: « Mais qu’est-ce qu’ils vont bien pouvoir inventer pour la suite? ». En fait, après avoir vu la saison 2, la question paraît presque ridicule tant l’intrigue est en fait poussée… Et là attention, c’est parti, je vais spoiler… Se concentrer presque durant toute la saison sur Nagisa et Tomoya était déjà un choix certes risqué mais leur faire vivre l’histoire qu’ils ont vécu… Ouauh… Il fallait vraiment oser.

Le fait est que l’After Story est vraiment surprenante, si elle commence d’une manière assez similaire à la première, elle confronte nos héros à un virage que l’on est tous amené à rencontrer; le passage à l’âge adulte, le temps de la raison. Et c’est là que Tomoya devient véritablement le héro de la série puisque de ses choix vont déterminer le dénouement final de la saga. D’une certaine manière il a même droit de vie ou de mort sur certains personnages de l’histoire (tout du moins de manière indirecte). Une des premières grandes surprises -en tout cas pour moi- de la saison 2, c’est lorsque Nagisa explique qu’elle voudrait un bébé. En fait je pense que le spectateur est autant surpris que Tomoya à la demande de Nagisa parce que c’est tellement inattendue comme demande que voilà, on est sans voix. L’analogie me paraît ici intéressante avec la volonté de Misuzu dans Air de construire une relation amicale forte avec Yukito, sauf qu’ici on est à un degré supplémentaire (et pas des moindres… Quel mec ne flipperait pas un peu devant une telle demande?).

Seulement, voilà, rapidement, on repense à tous les problèmes de santé étrange que Nagisa a connu par le passé, et on se demande si tout cela va vraiment se concrétiser, si tout cela est vraiment possible. Et bien, tenez-vous le pour dit, dans Clannad tout est possible; le pire comme le meilleur. J’irai même plus loin, dans Clannad, tout est une question de volonté. Ainsi de la volonté de Tomoya d’assumer son rôle de père et de sacrifier son arrogance personnelle dépendra la survie de Nagisa et d’Ushio. La volonté est au coeur de Clannad, dans la même veine, dans la première saison, c’est Nagisa qui apprendra à Tomoya mais également grâce à lui à choisir et à faire le premier pas, même si cela lui en coûte (et dieu sait que faire le premier pas est toujours difficile).

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Finalement, Nagisa tombe enceinte et tout le monde semble inquiet sur la capcité de Nagisa à mener à terme cette grossesse. Seulement voilà, Nagisa arrive bel et bien au terme de cette grossesse malgrès toutes les fausses alertes. Malheureusement, dans les minutes suivant l’accouchement Nagisa ferme les yeux pour une dernière fois devant les yeux impuissants de Tomoya qui ne peut que se remémorrer tous les souvenirs qu’il a partagé avec celle qui l’a aidé à grandir, et qui a fait de lui un père ( rappellons que Tomoya a toujours eu une relation très compliqué, voire violente avec son père). Brusquement Tomoya va devoir faire face à quelque chose qu’il ne connaît que trop peu; la relation père-fils. Fabuleux mais terrible cadeau que lui offre Nagisa juste avant de s’éteindre. Le décès de Nagisa va avoir des conséquences catastrophique pour Tomoya.

Et comme on pouvait s’y attendre, Tomoya en vient a regrétter d’avoir rencontré Nagisa « sans cette rencontre, Nagisa n’aurait jamais donné naissance à Ushio, et cette tristesse n’aurait jamais existé ». Aussi c’est Sanae qui s’occupera d’Ushio, Tomoya vivant seul en hermitte en ne voyant plus personne. Et puis par la force des choses, il sera amener à devoir s’occuper seul pendant un week-end d’Ushio. Et là, Tomoya va se rendre compte qu’il est en train de devenir ce qu’il s’était juré de ne jamais être;un mauvais père, aussi fait-il le choix de s’excuser devant Ushio pour ce qu’il a était. Occasion pour lui de se rendre compte qu’en fait, il a toujours un but dans sa vie malgrè la disparition de Nagisa et que son lien le plus fort à cette dernière est bel et bien Ushio. A partir de ce moment, la vie lui tend une ultime épreuve: Ushio tombe malade et décède dans ses bras.

Le choc est terrible, tant pour Tomoya que pour le spectateur, faire mourir Nagisa c’était déjà injuste, mais faire mourir Ushio c’est encore pire. Mais la finalité de Clannad n’est pas là… A la question: « si c’était à choisir, est-ce que tu revivrais la même vie au prix de toute ces souffrances », Tomoya choisit l’affirmative. Aussi on comprend alors immédiatement que le monde parallèle peuplé de la petite fille et du robot dont on apercoit quelques brides dans certains épisodes n’est pas le fruit de l’imagination de Nagisa, mais reflète la solitude d’Ushio qui a besoin de son père.

Aussi, Tomoya ayant accepté son rôle de père et assumé pleinement ses choix, il se réveille au côté de Nagisa en train d’accoucher, sauf que cette fois, elle survit à l’accouchement et Ushio est en parfaite santé. Ainsi dans Clannad, quoiqu’il en coûte, l’important est de faire ses choix et de ne pas renoncer à ce que nous dicte notre coeur, c’est encore la seule façon pour nous de faire vivre éternellement ceux que l’on aime. Car c’est l’amour assumé de Tomoya qui a sauvé Nagisa (et c’est ses doutes qui l’ont tué).

Enfin, c’est Nagisa qui détenait la clé de tout celà dans la chanson DangoDangoDaikazoku, l’important c’est de vivre proche de ceux que l’on aime -même quand c’est dur- (plus facile à dire qu’à faire, en tout cas personellement je sais de quoi je parle).

 

Après je sais que tout le monde n’a pas apprécié la fin de Clannad, cette petite impression d’avoir « pleuré pour rien » devant le décès de Nagisa est souvent évoqué, pourtant vous n’avez pas pleuré pour rien, tout comme Tomoya n’a pas pleuré pour rien puisque c’est à ce prix que Nagisa et Ushio sont restées en vie!

En résumé, Clannad est une anime fantastique synthétisant toute la capacité de Key a créer une oeuvre dramatique sans jamais tombé dans le mélodrame un peu trop facile. Le truc, c’est qu’il me paraît vraiment impossible de faire mieux, tout se marie tellement bien ensemble qu’on ne peut pas imaginer meilleure série animé; on pleure, on rit, Clannad c’est le grand huit de l’émotion et c’est à ça que l’on reconnaît les grandes oeuvres…

[Japanimation]Kanon (Remake de Kyoto Animation)

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Aujourd’hui je vais vous parler de Kanon. Kanon est à la base un visual novel de Key (bon vous commencez à connaître la chanson maintenant) qui a été adapter en 2002 par la Toei Animation en série animée de 13 épisodes. A mon sens, cette adaptation est complètement loupé, que ce soit au niveau du chara design ou du scénario qui ne respecte absolument pas le visual novel (que je n’ai pas fais mais que je connais un peu mieux par l’intermédiaire de la version de Kyoto Animation). Car oui, Kanon sera à nouveau adapté en série animé par Kyoto Animation en 2006 mais cette fois en 26 épisodes (pour élaborer un scénario plus construit, c’est mieux!). Pour recadrer les choses dans leurs contexte, Kyoto Animation vient de finir de réaliser Air et s’attaque donc ensuite à ce Remake.

Kanon raconte plusieurs histoires par l’intermédiaire d’arcs centrés sur un personnage (la même mécanique que Clannad), il s’agit de plusieurs histoires féériques pleines de magies et d’amour; si vous aimez Clannad, vous aimerez Kanon, c’est certains! Si au premier abord Kanon peut sembler enfantin et culcul, il n’en est rien et comme Clannad on se prend vite (très vite au jeu). Le personnage principal est Yuuichi, on découvre qu’il vient vivre chez sa tante chez laquelle il passait ses vacances durant son enfance. Mais voilà, depuis qu’il est de retour, il a du mal à se rappeler de ses souvenirs d’enfances. C’est d’autant plus frustrant qu’il rencontre des personnes qui éveillent en lui des sentiments particulier, mais impossible pour lui à mettre le doigt dessus.

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En fait le thème principal de Kanon est pour moi celui du rêve… Et particulièrement, l’idée (et j’adore cette idée) que chacune de nos vies, que chaque instants que l’on vit (ou que l’on croît vivre) est en fait le rêve qu’une autre personne est en train de faire quelque part dans ce monde. Ainsi, chaque vie n’est qu’un rêve, le mot rêve étant à prendre au sens premier du terme sans connotations particulièrement positive, puisque Kanon réserve son lot de passage très triste (mais aussi et heureusement plein d’humour).

Au final, je ne peux que vous conseiller de jeter un oeil à Kanon, qui vaut le coup ne serait-ce que pour le design super kawai de ses personnages (Mai, je t’aime). Et pour vous donner l’eau à la bouche, je vous propose le prelude en VOSTFR. Ouvrez grand vos yeux et vos oreilles, et préparez-vous à avoir une envie irrémédiable d’en découvrir plus sur Kanon…